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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Champion

 

 

Champion

 

Si vous gagnez sans progresser, vous ne serez jamais champion.

 

John McEnroe

 

 

 

En ce début de jeux olympiques, quoi de plus naturel que de parler de sport ! Un ancien champion du tennis international nous livre le secret de son excellence : plus que de gagner, ce qui importe c’est la manière dont on le fait. Toute victoire acquise sans utiliser de nouvelles techniques ou stratégies, en jouant de façon conservatrice, ne sera que temporaire et ne pourra jamais conduire à la gloire du championnat. Pour atteindre le sommet et y demeurer, chaque nouvel adversaire, chaque nouvelle rencontre sportive, doit constituer une occasion d’apprentissage ou de mise en œuvre du savoir-faire récemment développé. Il faut oser la nouveauté. Cela peut être cause de défaite dans l’immédiat, mais constitue le prix à payer pour aspirer à l’excellence.

 

Le champion de Dieu, c’est le saint. L’apôtre Paul compare d’ailleurs le spirituel à un athlète : « Ne savez-vous pas que les coureurs, dans le stade, courent tous, mais qu'un seul gagne le prix ? Courez donc de manière à le remporter. Tous les athlètes s'imposent une ascèse rigoureuse; eux, c'est pour une couronne périssable, nous, pour une couronne impérissable. Moi donc, je cours ainsi: je ne vais pas à l'aveuglette; et je boxe ainsi: je ne frappe pas dans le vide. Mais je traite durement mon corps et le tiens assujetti, de peur qu'après avoir proclamé le message aux autres, je ne sois moi-même éliminé » (1 Co 9, 24-27). Il le fait ici pour faire l’éloge de l’ascèse, des sacrifices auxquels tant l’athlète que le spirituel doivent consentir pour parvenir au but de leur quête respective. Mais, ici encore, l’important n’est pas dans le résultat à court terme mais dans la manière. Pour aspirer au championnat de la sainteté, à partager l’existence de Dieu pour l’éternité, le spirituel doit agir par et avec amour, son action doit entièrement être imprégnée d’amour, l’amour de Dieu et du prochain, est-il nécessaire de le préciser. L’amour se retrouve tant au début de l’action qu’il inspire, pendant celle-ci en y incorporant une touche de douceur, ne serait-ce qu’en l’accomplissant avec le sourire, et, enfin, constitue sa finalité. Vaines se révéleront les actions du spirituel qui ne porteraient pas le sceau de l’amour, eut-il même accompli des prodiges au nom de Dieu ou se soit-il imposé les plus grands sacrifices : « Ce n'est pas en me disant: Seigneur, Seigneur, qu'on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c'est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux (volonté qui est l’amour). Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé? En ton nom que nous avons chassé les démons? En ton nom que nous avons fait bien des miracles? Alors je leur dirai en face: Jamais je ne vous ai connus; écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité » (Mt 7, 21-23); « Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande. Alors j'ai dit: " Voici, je viens avec le rouleau d'un livre écrit pour moi. Mon Dieu, je veux faire ce qui te plaît, et ta loi (d’amour) est tout au fond de moi. (Ps 40, 7-9).

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