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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Pourquoi Vatican II - Conclusion

Conclusion

 

Jean XXIII dans l’ouverture qu’il a personnellement manifestée et par l’évènement du concile Vatican II qu’il a orienté en ce sens, a posé les fondations pour que l’Église devienne la « conscience du monde ». Plus de 50 ans plus tard, le pape François incarne l’esprit de Jean XXIII et de son concile. Cela se manifeste de diverses manières dont les nombreuses références qu’il fait aux travaux des différentes conférences épiscopales et synodes dans les documents qu’il publie et qui constitue une preuve tangible de l’évolution de l’Église vers une plus grande collégialité ainsi que souhaité par les pères conciliaires. L’encyclique Laudato si, sur la sauvegarde de la maison commune constitue le  document officiel de l’Église qui va le plus loin dans cette mission de « conscience planétaire » en s’adressant à tous les hommes de bonne volonté tout en y présentant la vision catholique de la préservation de l’environnement.

 

D’un point de vue strictement interne à l’Église, on notera les efforts déployés pour que foi et raison se rencontrent chez les fidèles dont la publication du Catéchisme de l’Église catholique publié le 7 décembre 1992 sous le règne de Jean-Paul II et qui explique le contenu de la foi, ce qui constitue une avancée majeure sur le catéchisme antérieur qui était du type questions-réponses et faisait appel plus à la mémorisation qu’à la compréhension.

 

Aujourd’hui comme en 1959 les défis auxquels doivent faire face tant l’Église que l’humanité sont immenses. Cependant, on peut affirmer que grâce à Jean XXIII et au concile qu’il a convoqué, l’Église est mieux outillée qu’à cette époque pour y répondre. Nous ne savons pas ce que Jean XXIII avait exactement en tête lorsqu’il a déclaré dans un discours tenu le 22 février 1962 devant le clergé présent à Rome regroupé autour de lui : « Queste vibrazioni si riferiscono specialmente a tre argomenti di vitalità religiosa e cristiana, umana e sociale, a cui deve attendere questa restauratio et renovatio universalis Ecclesiae, in che consiste il successo del Concilio Ecumenico. »[1], que la mesure du succès du concile serait dans la « restauratio et renovatio » de l’Église. En ce sens Jean XXIII allait dans la même direction que bien d’autres avant lui dont le père Giovanni Calabria et le cardinal Ildefonso Schuster, tous deux canonisés : « Les deux religieux étaient profondément conscients de la nécessité pour l'Église d'une profonde œuvre de réforme, qui devait commencer par la sanctification du clergé. La sainteté de la vie est une exigence pour tout baptisé, mais avant tout pour celui qui reçoit les ordres sacrés et administre les choses saintes. Ce sont les évêques et les prêtres saints qui rendent la société chrétienne sainte; alors, si le témoignage vivant de la sainteté du clergé vient à manquer, les âmes s'égarent et l'on en arrive à la déchristianisation de nations et de pays entiers. »[2] Le concile Vatican II, à titre éminent, comme toute autre initiative de l’Église, vise à un plus grand rayonnement du message de Jésus Christ. Cependant, ce ne sont là que des mots et des intentions. Encore faut-il des personnes généreuses qui acceptent de traduire en actes ces paroles dans leur vie quotidienne pour leur donner vie et transformer la société. C’est le défi de chacun d’entre nous ! Je terminerai sur cette remarque fort judicieuse de Giovanni Calabria : « Et pourtant, c'est avec seulement douze disciples que Jésus est allé à la conquête du Monde. Mais c'était des saints ! »[3]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] JEAN XXIII, Acta Apostolicae Sedis, vol. LIV (1962), n. 3, pp. 167-175.

[2] R. DE MATTEI, Vatican II, Une histoire à écrire, Muller Éditions, 2013, p. 59

[3] Ibid.

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