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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Pourquoi le Seigneur nous a-t-il fait battre ?

En ces jours-là, Israël sortit pour aller combattre les Philistins. Israël campa près d’Ébène-Ézèr, tandis que les Philistins étaient campés à Apheq. Les Philistins se déployèrent contre Israël, et le combat s’engagea. Dans cette bataille rangée en rase campagne, Israël fut battu par les Philistins, qui tuèrent environ quatre mille hommes, et le peuple revint au camp. Les anciens d’Israël dirent alors : « Pourquoi le Seigneur nous a-t-il fait battre aujourd’hui par les Philistins ? Allons prendre à Silo l’arche de l’Alliance du Seigneur ; qu’elle vienne au milieu de nous, et qu’elle nous sauve de la main de nos ennemis. » Le peuple envoya des gens à Silo ; ils en rapportèrent l’arche de l’Alliance du Seigneur des armées qui siège sur les Kéroubim. Les deux fils du prêtre Éli, Hofni et Pinhas, étaient là auprès de l’arche de Dieu. Quand l’Arche arriva au camp, tout Israël poussa une grande ovation qui fit résonner la terre. Les Philistins entendirent le bruit et dirent : « Que signifie cette grande ovation dans le camp des Hébreux ? » Ils comprirent alors que l’arche du Seigneur était arrivée dans le camp. Alors ils eurent peur, car ils se disaient : « Dieu est arrivé au camp des Hébreux. » Puis ils dirent : « Malheur à nous ! Les choses ont bien changé depuis hier. Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ? Ce sont eux qui ont frappé les Égyptiens de toutes sortes de calamités dans le désert. Soyez forts, Philistins, soyez des hommes courageux, pour ne pas être asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis : soyez courageux et combattez ! » Les Philistins livrèrent bataille, Israël fut battu et chacun s’enfuit à ses tentes. Ce fut un très grand désastre : en Israël trente mille soldats tombèrent. L’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas, moururent.

Premier livre de Samuel 4, 1-11.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

L’arche de l’Alliance, signe par excellence de la présence de Dieu aux côtés de son peuple, n’a pas réussi à préserver ce dernier de la main des Philistins. Que s’est-il donc passé ? Le texte liturgique omet, et c’est bien dommage, la première partie du premier verset du chapitre 4 où l’on apprend que « Éli était très âgé et ses fils persévéraient dans leur mauvaise conduite à l'égard de Yahvé. », ces deux fils qui gardaient l’arche de Dieu et dont on apprend qu’ils moururent au combat. L’arche de l’Alliance appartenait à ce que nous désignons aujourd’hui sous le nom de sacramental : un signe sacré de la présence agissante de Dieu au sein de son peuple, signe par lequel des effets surtout spirituels sont signifiés et obtenus par la prière de l’Église (CEC 1667). Une relecture du texte nous permet de voir que l’affaire était bien mal engagée. D’abord, les Hébreux, dans leur orgueil, pensent venir à bout de leurs adversaires en reposant uniquement sur leurs propres forces. Ce n’est que lorsque l’entreprise a mal tourné que les plus âgés d’entre eux suggèrent : « Allons prendre à Silo l’arche de l’Alliance du Seigneur ; qu’elle vienne au milieu de nous, et qu’elle nous sauve de la main de nos ennemis. » Et même là, les fils d’Eli qui accompagnent l’Arche, figure de l’Église par la prière de laquelle sont signifiés et obtenus des effets, ces fils maudissaient Dieu (1 S 3, 13). Dans ces conditions, l’Arche a été reléguée au rang de porte-bonheur, d’amulette ou de talisman, et le peuple s’est présenté au combat avec une fausse protection avec les résultats que l’on connaît. L’Arche n’a pas perdu pour autant sa propriété de signe effectif de la présence de Dieu ainsi que l’ont expérimenté les Philistins qui l’ont capturée et qui ont eu à subir divers maux jusqu’à ce qu’ils la rendent au peuple de Dieu.

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

J’évite d’attribuer un pouvoir magique aux sacramentaux, mais je vois en eux des signes de la présence agissante de Dieu, signes qui requièrent, pour que s’exprime la puissance du Seigneur par leur entremise, l’humilité de reconnaître notre besoin de l’assistance divine ainsi que la prière fervente de ses serviteurs qui s’efforcent de mener une vie conforme à sa Volonté

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