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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Amour et Loi

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

Luc 17, 11-19

Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

L’intérêt de cette page d’Évangile vient de ce que sont exposées deux manières divergentes d’envisager la vie et la spiritualité : l’approche du cœur, où l’amour a préséance, et l’approche légaliste, où prime la recherche de l’intérêt personnel. Dans la Loi, la lèpre, outre le mal physique, entraînait l’exclusion du lépreux de la communauté jusqu’à ce qu’un prêtre constate la guérison et mette fin à l’isolement (Lv 13, 14-17). Les dix lépreux vont se montrer au prêtre à l’incitation de Jésus et conformément aux exigences de la Loi dans l’espoir que ce dernier les déclare aptes à réintégrer la société. Constatant la guérison, neuf d’entre eux se hâtent d’aller se présenter au prêtre pour qu’il mette fin à l’interdit qui pesait sur eux. Le dixième, un Samaritain, plein d’amour et de reconnaissance envers Dieu, fait passer son intérêt personnel au second plan, à plus tard, et rebrousse immédiatement chemin pour rendre grâce à Dieu du miracle de sa purification. Parce qu’il a donné préséance à l’amour sur la vision légaliste de l’existence et sur l’intérêt personnel, Jésus lui promet le salut éternel, ce salut auquel on accède uniquement en raison de notre capacité d’amour, une capacité qui s’exprime notamment par la gratitude envers Dieu et le prochain : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » On retrouve la même opposition entre vision d’amour et vision légaliste de l’existence dans le chapitre 14 de l’Évangile de Luc : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » (Lc 14, 3).

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Je donne préséance à l’amour sur la vision légaliste de l’existence lorsque je me trouve en position de devoir en favoriser un au détriment de l’autre. Je n’oublie pas qu’il ne faut pas mépriser la Loi pour autant, elle qui énonce les exigences minimales de l’amour et que Jésus est venu accomplir (Mt 5, 17), porter à sa perfection en élevant au-dessus de la lettre de la Loi l’esprit d’amour qui la sous-tend et qui donne le sens dans lequel elle doit être interprétée et mise en œuvre.

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