Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
2 Décembre 2025 Parole du jour
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À l'heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » Luc 10, 21-24 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Quelle est donc cette science que le Père, Seigneur du ciel et de la terre, a cachée aux sages et aux savants, mais l’a révélée aux tout-petits ? Ce ne peut être que la « science d’Amour », la science des saints. Cette science va à l’encontre de la sagesse humaine. Alors que nous sommes poussés instinctivement à l’accumulation de connaissances et de biens, cette science requiert le dépouillement de nous-mêmes pour nous enrichir du Tout de Dieu. C’est la demande faite par le Christ à Catherine de Sienne : « Fais-toi capacité et je me ferai torrent ». C’est la science du qui perd gagne : « celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera » (Mc 8, 35). Les tout-petits, parce qu’ils possèdent peu, partent avec une bonne longueur d’avance sur les mieux nantis dans l’acquisition de la science d’Amour qui est Dieu Lui-même. Cette science d’Amour est également la science de la confiance, mettre avec amour toute notre confiance dans le Père céleste plutôt qu’en nous-mêmes et dans nos avoirs. Cette science d’Amour réside dans la simplicité et non dans la complexité, en elle point n’est besoin d’un flux de paroles, un simple échange de regards suffisant à ce que l’Amour se communique à nous.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
J’emprunte la voie de l’humilité, de la reconnaissance de ne rien avoir que je n’aie préalablement reçu et non seulement reçu, mais reçu en vue de redonner au plus grand nombre. C’est le chemin qu’a parcouru le Baptiste avant nous : « Lui (le Christ), il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3, 30). Je me dépouille pour me faire tout-petit et que Dieu se penche vers moi pour me prendre dans ses bras et m’élever jusqu’à Lui en m’enrichissant de Lui-même, de l’Amour. L’abaissement, le dépouillement, tel est le chemin emprunté par le Christ qui est l’Amour même et que l’apôtre Paul nous invite à suivre : « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom » (Ph 2, 5-9).