Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
1 Décembre 2025 Parole du jour
|
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. » Matthieu 8, 5-11 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Le temps de l’Avent marque le début de l’année liturgique. Il symbolise le temps d’attente d’Israël de la venue du Messie. Cette attente suppose la foi et l’espérance : la foi en l’existence de Dieu et l’espérance en la réalisation des promesses qu’Il a faites par la bouche des prophètes. Cette attente est celle de Marie dans le sein de laquelle a pris chair le Verbe de Dieu dans la période qui a immédiatement précédé la Nativité et qui espérait, elle aussi, plus que tout autre depuis l’annonce de l’ange, la réalisation de la Promesse : « Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais » (Lc 1, 54-55).
Le texte de l’Évangile d’aujourd’hui met l’accent sur la foi, une foi qui, parce qu’elle a Dieu pour objet, est empreinte d’amour et d’humilité, ce qui est cohérent, l’amour ne pouvant naître que dans un cœur humble. L’amour du centurion est manifeste, car il ne demande pas pour lui-même, mais pour son serviteur, une personne qui appartenait à une classe sociale pour laquelle les maîtres avaient peu de considération à l’époque. Non seulement le centurion demande, mais encore il demande pour un moins que rien ! Sa demande porte le sceau de la gratuité de l’amour. L’autre élément de la demande du centurion est qu’elle provient d’un cœur humble, conscient à la fois de la Toute-Puissance divine et de sa petitesse : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ». Ces paroles sont un tel témoignage de foi, d’humilité et d’amour que nous les prononçons encore aujourd’hui pour nous disposer à accueillir les Seigneur qui s’apprête à venir habiter en nous par le pain eucharistique.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je prépare mon cœur à la venue du Seigneur, à la fête de Noël où nous commémorons sa venue dans le monde, mais également à chaque fois que je me présente à la table eucharistique et que le Seigneur s’apprête à venir dans mon cœur.