Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
28 Juin 2026 Parole du jour
|
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Évangile de Matthieu 10, 37-42 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. La première vie trouvée/perdue est la vie lors de notre séjour terrestre alors que la seconde, dont le sort dépend de la première, est la vie éternelle. L’enjeu de la vie terrestre, et dont dépendra notre sort pour l’éternité, se trouve dans notre capacité effective à aimer, à laisser passer l’Amour de Dieu à travers nous, au moment de rendre notre dernier souffle. L’amour authentique se trouve dans le renoncement à nous-mêmes et à la poursuite de tout intérêt personnel en faveur du bien commun et de l’accomplissement de la Volonté divine. Trouver sa vie en ce monde, c’est donner préséance à nous-mêmes, à nos goûts, à nos désirs sans égard pour l’impact que cela produira sur les autres. L’apôtre Paul a exprimé le combat de notre vie entre ces deux tendances mutuellement exclusives comme suit : « les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez » (Ga 5, 17). Augustin d’Hippone parle pour sa part de deux amours : « Deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi. »
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je donne préséance à la recherche du bien commun, bien qui réside dans l’amour effectif de Dieu et du prochain, reléguant au second plan la poursuite de mon intérêt personnel. Plus mon abnégation croîtra à cause du Christ, plus l’Amour de Dieu s’exprimera à travers moi jusqu’à en devenir totalement translucide lorsque la divine Miséricorde mettra la touche finale aux efforts faits en cette vie terrestre, par pure grâce, après que j’aurai rendu mon dernier souffle, seule façon qui me permette d’aspirer au Royaume éternel.