Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
29 Juin 2026 Parole du jour
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Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. Tous m’ont abandonné. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. Deuxième lettre de Paul à Timothée 4, 6-8.17-18 Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine. Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ. Vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire. J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères. Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l’avis de personne, sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas. Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui. Je n’ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur. En vous écrivant cela, – je le déclare devant Dieu – je ne mens pas. Lettre de Paul aux Galates 1, 11-20 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
La liturgie de ce jour fait mémoire de l’Amour de Dieu manifesté par l’entremise des apôtres Pierre et Paul. Paul reconnaît n’avoir aucun mérite, sinon d’avoir répondu à l’appel que le Seigneur lui a adressé dans sa grâce afin qu’il manifeste son Amour aux nations païennes. Ainsi en va-t-il de l’apôtre Pierre dont Jésus dit qu’il n’a pas confessé sa divinité en raison d’une connaissance venant d’une activité de l’intellect, mais par pure révélation : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 17-18). Le « mérite » de Pierre comme de Paul, si on peut s’exprimer ainsi, est d’avoir eu l’audace de répondre présents lorsque Dieu les a appelés à manifester son Amour au monde, d’être demeurés humbles en sachant que l’accomplissement de la mission qui leur avait été confiée ne dépendait pas de leurs capacités, mais de l’action de la grâce de Dieu en eux et à travers eux, une grâce qui ne leur fera jamais défaut malgré leurs faiblesses, dont le triple reniement de Pierre en sera l’évidence, et le manque de soutien venant des hommes : Tous m’ont abandonné. Le Seigneur, lui, m’a assisté.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je médite sur l’Amour de Dieu manifesté à l’humanité par l’intermédiaire du Christ et de ceux qui ont accepté à se faire ses serviteurs et à répondre favorablement à l’appel et au secours de la grâce venant du Père et qui ne demande que notre consentement pour agir en nous et à travers nous. Je reconnais n’être qu’un outil quelconque entre les mains du divin Artiste et Lui laisse toute la latitude pour disposer de moi à sa guise afin que se réalise en ce monde son projet d’Amour.