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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Je veux la miséricorde, non le sacrifice

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Évangile de Matthieu 12, 1-8

Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Matthieu a terminé le onzième chapitre de son Évangile par les paroles de Jésus : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger » (Mt 11, 29-30). Nous voyons concrètement en ce début de douzième chapitre que le Seigneur n’impose pas de fardeau exagéré sur les épaules de ceux qui se font ses disciples à l’opposé de ceux qui se disent les représentants officiels de Dieu, les scribes et les pharisiens, qui attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt (Mt 23, 4). L’amour est attention à l’autre, souci de sa situation. Dans son hymne à l’amour, l’apôtre Paul dira de l’amour qu’il excuse tout (1 Co 13, 7). Excuser tout, c’est se montrer miséricordieux envers les autres comme Dieu est miséricordieux envers nous. À l’inverse, l’Ennemi de Dieu est l’Accusateur (Za 3, 1). Ceux qui accusent les autres font équipe avec ce dernier alors que ceux qui font preuve de miséricorde sont animés par l’Esprit Saint, l’Esprit du Christ, qui est désigné par Jésus comme étant le Défenseur (Jn 14, 26).

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Je me laisse animer par l’Esprit d’Amour, le Défenseur, et je me montre miséricordieux envers les autres, d’autant plus que Dieu, le premier, m’a aimé et s’est montré miséricordieux envers moi.

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