Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
1 Juillet 2026 Parole du jour
|
En ce temps-là, comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? » Évangile de Matthieu 8, 23-27 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Les paroles qui sont rapportées dans cet épisode d’Évangile peuvent être prises au sens matériel et littéral encore aujourd’hui. Quand nous considérons l’état actuel du monde, les guerres qui prolifèrent, le développement de technologies susceptibles de dégrader la dignité humaine et l’état de l’environnement qui ne cesse de se dégrader, nous aussi, nous pouvons nous écrier comme les Apôtres : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » L’Histoire sainte nous prouve que nous pouvons compter sur Lui si nous sommes suffisamment nombreux pour Lui adresser une telle requête, Lui qui a dit que si deux ou trois étaient réunis en son nom, Il se tiendrait au milieu d’eux (Mt 18, 20) ? N’a-t-Il pas promis à Abraham de sauver une ville entière s’Il y trouvait seulement dix justes (Gn 18, 32). N’a-t-Il pas épargné Nivive après l’avoir menacée de disparition parce que ses habitants se sont repentis et ont abandonné leur conduite mauvaise (Jon 3, 10) ?
Mais il y a plus encore dans cette anecdote. La mer agitée est l’image de notre cœur agité par le vent de la recherche de la satisfaction de l’intérêt personnel contraire à l’Amour. Pour surmonter nos tendances naturelles, nous devons implorer le secours de la grâce divine sans laquelle nous ne pouvons rien faire et nous écrier comme les Apôtres : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Matthieu avait possiblement cette deuxième interprétation en tête lorsqu’il a rédigé son Évangile, parce qu’il poursuit le huitième chapitre par le récit de la libération par Jésus de deux possédés, montrant que la domination de Jésus ne se limitait pas aux éléments naturels, mais s’étendait aux esprits mauvais.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je ne compte ni sur moi-même ni sur les hommes, mais sur Dieu seul. Je m’écrie à la suite des Apôtres : « Seigneur, sauve-moi ! Je suis perdu » sans le secours de ta grâce.