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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Humilité et foi : bases de notre relation à Dieu

Humilité et foi : bases de notre relation à Dieu

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

Matthieu 8, 5-13

Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. En une toute petite phrase, le centurion exprime l’essentiel de la foi chrétienne. Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri nous ramène au début du livre de la Genèse : « Dieu dit… et cela fut » (Gn 1, 3.6.9,14-15.20.24.26-27). Par ces paroles, le centurion reconnaît implicitement la Seigneurie de Jésus, qu’Il est Fils de Dieu, le Verbe incarné. Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. L’humilité est la seule attitude convenable pour qui sait se tenir en présence de Dieu, le seul Bon (Lc 18, 19). C’est aussi la réaction de Pierre après que Jésus eut manifesté sa Seigneurie dans l’épisode de la pêche miraculeuse : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur! » (Lc 5, 8). Constater notre faiblesse, nos imperfections, reconnaître l’existence de Dieu et la puissance de sa Parole qui a pris chair en la personne de Jésus, n’est-ce pas là toute l’essence de la foi chrétienne? Nous ne somme pas loin ici du Magnificat (Lc 1, 46-55):

Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.

Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Quand j’assiste à la messe, je prête davantage attention aux paroles que je prononce avant de communier qui sont celles du centurion : Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri, une guérison qui peut certes être celle du corps mais bien plus encore celle du cœur, un cœur qui a de la difficulté à aimer comme il le pourrait et le devrait parce que blessé par le péché, notamment le péché d’orgueil. Je récite et je médite le Magnificat.

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