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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue

 

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.

 

Jean 3, 22-30

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Écoutons et méditons le secret de celui dont Jésus a dit : « de plus grand que Jean parmi les enfants des femmes, il n'y en a pas » (Lc 7, 28). « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. » Ce qu’il y a de bon en nous, les vertus, les grâces, la connaissance de Dieu et de sa Volonté… nous ont été données gratuitement et sans aucun mérite de notre part par le Seigneur. L’apôtre Paul a fait une réflexion similaire : « Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi t'enorgueillir comme si tu ne l'avais pas reçu ? » (1 Co 4, 7). L’humilité, la reconnaissance de tout devoir à Dieu, constitue le point de départ de toute relation authentique avec Dieu. Puis il y a son corollaire : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » Ces trésors que Dieu a daigné mettre dans le contenant de piètre qualité que je suis, Il les y a déposés pour que les autres découvrent quel riche et généreux Seigneur les y a déposés et aient envie, à leur tour, de Le connaître et de L’aimer. Pour que les autres atteignent la fin de leur quête, il me faut devenir chaque jour plus transparent du Christ, notre modèle, comme lui-même l’a été de son Père : « Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant: "Un grand prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple." » (Lc 7, 16). Cette transparence, c’est Dieu qui la réalise en nous. Notre contribution, c’est de Le laisser agir, de ne pas faire obstacle à son action, afin de pouvoir nous écrier comme l’apôtre Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi ! » (Ga 2, 20).

 

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

 

Je ne nie pas les dons reçus de Dieu, mais comme Marie, ma mère dans la foi, je reconnais avoir tout reçu de Lui : « le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. » (Lc 1, 49-50). J’essaie d’éviter que les autres s’attachent à moi plutôt qu’au Seigneur qui y a déposé sa grâce et, réciproquement, j’évite d’accorder une importance démesurée aux intermédiaires de la grâce de Dieu, notamment les anges, Marie, mère de Jésus, les saints… au détriment de Dieu lui-même, l’unique fin.

 

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