Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Marie, mue par la charité

 

 

 

Marie, mue par la charité

 

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »  Marie rendit grâce au Seigneur en disant :

 

« Mon âme exalte le Seigneur,

mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.

Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères,

en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »

 

Luc 1, 39-55

 

 

La Vierge Marie, mère de Jésus, constitue le modèle par excellence d’une existence vécue sous les motions de l’Esprit d’Amour, d’une vie imprégnée par la charité. La Vierge Marie est la charité en action telle que décrite par l’apôtre Paul :

 

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l a charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est longanime; la charité est serviable; elle n'est pas envieuse; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. (1 Co 13, 1-7).

 

Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. Quelle différence y a-t-il entre une œuvre de bienfaisance et une œuvre de charité au sens spirituel ? Donner de son superflu pour soulager sa mauvaise conscience ou pour obtenir quelque chose en retour ne serait-ce que la considération d’autrui (ou même l’espoir d’ « acheter » son salut), « Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant? » (Lc 5, 47). La charité chrétienne se distingue par son absolue gratuité, par l’oubli de soi (elle ne cherche pas son intérêt), quitte même à partager son nécessaire, par sa fin qui est l’amour de Dieu et du prochain, ce Dieu qu’elle essaie de communiquer à l’autre en manifestant une étincelle de son infinie bonté. Au début de ce texte, nous voyons la Vierge, elle-même enceinte, aller porter assistance à sa cousine Élizabeth. Mieux encore, elle lui « communique » l’Esprit qui l’a précédemment couvert de son ombre (Lc 1, 35) de même qu’à Jean-Baptiste qui a tressailli en elle. La charité est serviable. Marie a été une femme au service de Dieu et des hommes.

 

La charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas. Marie a été l’humble servante de Dieu de qui elle reconnaît avoir tout reçu : Il s'est penché sur son humble servante ; Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

 

Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. Marie partage l’espérance séculaire du peuple juif en la fidélité de Dieu à son Alliance, en sa promesse de ne pas oublier les petits et les faibles : Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.

 

Tout en Marie est charité. Rien d’étonnant à cela, l’Amour a résidé en son sein ! Tout l’était sûrement déjà auparavant ! C’est pourquoi l’Amour y a trouvé une porte d’entrée propice pour sa venue dans le monde.

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article