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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Je vous jugerai chacun selon votre conduite

 

Je vous jugerai chacun selon votre conduite

 

La parole du Seigneur me fut adressée : « Qu'avez-vous donc, dans le pays d'Israël, à répéter ce proverbe : 'Ce sont les pères qui ont mangé du raisin vert, ce sont les fils qui ont les dents agacées' ? Aussi vrai que je suis vivant - déclare le Seigneur Dieu - vous n'aurez plus à répéter ce proverbe en Israël. En effet, toutes les vies m'appartiennent, la vie du père aussi bien que celle du fils, elles m'appartiennent. Celui qui a péché, c'est lui qui mourra. L'homme qui est juste, qui observe le droit et la justice, qui ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lève pas les yeux vers les idoles de la maison d'Israël, ne déshonore pas la femme de son prochain, ne s'approche pas d'une femme quand elle est impure ; l'homme qui n'opprime personne, qui restitue ce qu'on lui a laissé en gage, ne commet pas de fraude, donne son pain à celui qui a faim et un vêtement à celui qui est nu ; l'homme qui ne prête pas avec usure, ne réclame pas d'intérêts, détourne sa main du mal, qui tranche équitablement entre deux adversaires, suit mes lois et mes préceptes pour se conduire avec droiture : un tel homme est vraiment juste, il vivra, déclare le Seigneur. Mais si cet homme a un fils violent et sanguinaire, coupable d'une de ces fautes, ce fils-là ne vivra pas, il mourra, et lui seul en sera responsable. C'est pourquoi - déclare le Seigneur - je vous jugerai chacun selon votre conduite, maison d'Israël. Revenez à moi, détournez-vous de vos péchés, et vous ne risquerez plus de tomber dans le mal. Rejetez tous vos péchés, faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir, maison d'Israël ? Je ne prends plaisir à la mort de personne, déclare le Seigneur : convertissez-vous et vivez. »

 

Ézéchiel 18,1-10.13b.30-32.

 

 

Nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu. Alors que l’hérédité procure certains avantages ou se révèle un handicap en cette vie, rien de tel aux yeux du Seigneur qui juge chacun selon sa conduite. Mieux encore, nous sommes-nous engagés sur la voie mauvaise du péché, il nous est possible de prendre un nouveau départ moyennant l’aveu de nos fautes et la contrition : Revenez à moi, détournez-vous de vos péchés, et vous ne risquerez plus de tomber dans le mal. Rejetez tous vos péchés, faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Le Dieu qui laisse croître ensemble l’ivraie et le bon grain jusqu’à la moisson de peur d’arracher le blé en même temps qu’en ramassant l’ivraie (Mt 13, 29-30) ne prends plaisir à la mort de personne. Bien au contraire, il n’attend qu’un signe de notre part, que nous lui entrouvrions la porte de notre cœur, pour nous combler de ses grâces : « convertissez-vous et vivez ».

 

Jésus nous invite à reproduire ce que Dieu nous a révélé de Lui-même : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Cette imitation requiert, eu égard à ce texte d’Ézéchiel, que nous nous abstenions d’enfermer les autres dans des déterminismes du genre « c’est un bon à rien comme son père, un voleur comme son grand-père… » Si chacun, et lui seul, est responsable des ses actes aux yeux de Dieu et se voit offrir par ce dernier l’opportunité de prendre un nouveau départ en tout temps, « Revenez à moi… », qui sommes-nous pour condamner par anticipation les descendants de ceux qui ont chuté ? N’ont-ils pas assez de porter le fardeau de certaines tares génétiques ? Ne devrions-nous pas tout faire en notre possible pour surmonter leur handicap, à commencer par leur proposer des modèles plus positifs à imiter, à souligner les qualités de leurs prédécesseurs que nous leur reconnaissons plutôt que leurs défauts ?

 

Je ne prends plaisir à la mort de personne. Le Bon Pasteur qui abandonne les 99 autres brebis dans le désert pour partir à la recherche de celle qui s’est perdue (Lc 15, 4) ne souhaite ni ne prend plaisir au mal qui peut affliger l’un de ses enfants, même les plus récalcitrants. Dieu ne nous punit pas en cette vie pour le mal accompli, réservant sa sentence pour le jour ultime où il jugera chacun selon sa conduite : « au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs: Ramassez d'abord l'ivraie et liez-la en bottes que l'on fera brûler; quant au blé, recueillez-le dans mon grenier » (Mt 13, 30). Aussi faisons-nous fausse route quand nous imputons à l’action divine les châtiments qui affligent les pécheurs notables. Jésus, lui-même nous met en garde contre une telle tentation : « En ce même temps survinrent des gens qui lui rapportèrent ce qui était arrivé aux Galiléens, dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs victimes. Prenant la parole, il leur dit: "Pensez-vous que, pour avoir subi pareil sort, ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens? Non, je vous le dis, mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement. Ou ces dix-huit personnes que la tour de Siloé a tuées dans sa chute, pensez-vous que leur dette fût plus grande que celle de tous les hommes qui habitent Jérusalem? Non, je vous le dis; mais si vous ne voulez pas vous repentir, vous périrez tous de même." » (Lc 13, 1-5). Pire encore, il nous arrive, à la suite d’Éliphaz de Témân, de soupçonner un juste, tel Job, d’avoir commis quelque iniquité pour le seul motif de connaître l’épreuve du mal, ajoutant par là à la peine de ce dernier comme s’il n’avait pas déjà assez à souffrir : « Si on t'adresse la parole, le supporteras-tu? Mais qui pourrait garder le silence! Souviens-toi: quel est l'innocent qui a péri? Où donc a-t-on vu des justes exterminés? Je parle d'expérience: ceux qui labourent l'iniquité et sèment le malheur, les moissonnent. Sous l'haleine de Dieu ils périssent, au souffle de sa colère ils sont anéantis… Oui, heureux l'homme que Dieu corrige! Aussi, ne méprise pas la leçon de Shaddaï. » (Jb 4, 2.7-9; 5, 17).  Gardons-nous donc d’imputer à l’action du Dieu qui ne prend plaisir à la mort de personne le mal qui afflige les autres, Lui-même nous affirmant qu’Il n’y est pour rien en conformité avec son infinie miséricorde.

 

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