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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Veillez !

 

 

Veillez !

 

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : " Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! Amen, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit : 'Mon maître s'attarde', et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue : il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.  

 

Matthieu 24,42-51

 

 

Veiller ! Qu’est-ce que cela signifie pour le croyant ? Ce n’est certes pas raccourcir la durée de sommeil de ses nuits ! Mais alors ? L’Amour étant la finalité de la vie spirituelle, veiller signifie demeurer attentifs aux désirs de Dieu sur nous  et aux besoins de nos frères et sœurs dans lesquels Il est présent et à travers qui Il quémande notre amour.  

 

Jésus parle d’un serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel. Le personnel qui nous est confié par Dieu, c’est chacune des personnes qui croise notre route. Nous sommes responsables les uns des autres. Pour lui donner la nourriture en temps voulu. Cette nourriture peut certes être prise au sens littéral quand on pense aux millions de personnes qui souffrent encore de la faim de nos jours et même en meurent. Mais, plus que cela, il s’agit de communiquer l’amour dont les personnes ont tant besoin, davantage encore en temps d’opulence car les nécessités matérielles de base étant satisfaites nous avons moins tendance à nous soucier les uns des autres. En temps voulu. Pas quand cela nous tente mais au moment où les autres ont besoin de notre amour, bien souvent, justement, au moment où nous en avons le moins envie. Le modèle du serviteur fidèle c’est le bon Samaritain de la parabole (Lc 10, 25-37) qui se laisse interpeller par la misère de cet étranger qu’il voit dans le besoin, fait une halte imprévue dans son voyage et prends soin de lui.

 

Quant au mauvais serviteur il représente les personnes pour qui, profiter de l’existence, jouir de la vie, constitue la principale préoccupation. Ici encore, Jésus nous a donné un modèle (à ne pas imiter) : le riche de la parabole le riche et Lazare (Lc 16, 19-31). Cet homme riche portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux alors qu’un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies interpellant, ne serait-ce que par sa seule présence, à la charité, une charité qui n’est jamais survenue. L’un comme l’autre, le mauvais serviteur et le riche aboutissent là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Que l’on ne s’y trompe pas notre défaut d’aimer ne demeurera pas sans conséquence pour l’éternité.

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