Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
3 Août 2025 Parole du jour
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En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. Matthieu 14, 13-21 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Dieu n’est pas indifférent à la misère humaine, il est saisi de compassion face à cette dernière. S’il peut par sa Toute-Puissance y remédier en suspendant les lois naturelles, tel n’est pas son mode d’action usuel. Dieu requiert notre collaboration pour apaiser la souffrance humaine, aussi minime que cette collaboration puisse sembler être en réalité. « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Face aux besoins du monde, nos moyens semblent dérisoires et le sont en réalité. Qu’est-ce que cinq pains et deux poissons pour nourrir cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants ? Et pourtant, Jésus dit : « Apportez-les moi. » Et là, survient l’incroyable de ce que nous avons donné le peu que nous avions pour le mettre à la disposition de Dieu : Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
Wilfrid Stinissen, dans le livre Marie, dans la Bible, dans nos vies (Éditions du Carmel, Toulouse, 2018, p. 23) dit : Dieu a coutume de donner à l’homme des missions que celui-ci est incapable de réaliser par ses propres forces. Il l’amène ainsi à une prise de conscience profonde de son insuffisance fondamentale, l’acculant à un choix décisif : ou bien le désespoir, ou bien la confiance sans borne à Dieu. « Remets ta vie au Seigneur, fais-lui confiance et il agira » (Ps 36, 5)… Quand Dieu prend quelqu’un sous l’ombre de son Esprit Saint, les possibilités de cette personne s’accroissent à l’infini.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je mets tout ce que j’ai et tout ce que je suis à la disposition de Dieu pour la réalisation de son plan d’amour sur l’humanité. Cela est insignifiant eu égard à l’ampleur de la tâche, mais, comme le disait Mère Teresa : « Nous savons bien que ce que nous faisons n’est qu’une goutte dans l’océan. Mais si cette goutte n’était pas dans l’océan, elle manquerait. »