Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
29 Septembre 2025 Parole du jour
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En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » Jean 1, 47-51 Jacob eut un songe : voici qu’une échelle était dressée sur la terre, son sommet touchait le ciel, et des anges de Dieu montaient et descendaient. Le Seigneur se tenait près de lui. Il dit : « Je suis le Seigneur, le Dieu d’Abraham ton père, le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne, à toi et à tes descendants. Tes descendants seront nombreux comme la poussière du sol, vous vous répandrez à l’orient et à l’occident, au nord et au midi ; en toi et en ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre. Voici que je suis avec toi ; je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai sur cette terre ; car je ne t’abandonnerai pas avant d’avoir accompli ce que je t’ai dit. » Jacob sortit de son sommeil et déclara : « En vérité, le Seigneur est en ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. » Il fut saisi de crainte et il dit : « Que ce lieu est redoutable ! C’est vraiment la maison de Dieu, la porte du ciel ! » Livre de la Genèse 28, 12-17 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
Pour comprendre le verset 51 du chapitre premier de l’Évangile de Jean, il faut le mettre en parallèle avec le songe de Jacob auquel il fait référence. Dans ce récit, la terre promise par Dieu fait allusion au Royaume éternel. Jacob ne s’y trompe pas et voit dans le lieu où il se trouvait la porte du ciel.
En Jean 1, 51, l’image est similaire, sauf que l’échelle a disparu. Ce qui était promesse est devenu réalité ! Le Fils de l’homme est Lui-même l’échelle qui conduit au ciel, Il est la porte du ciel. Jésus le dira explicitement plus tard : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14, 6). Par son Incarnation, sa Passion, sa mort sur la Croix et sa Résurrection, Jésus Christ nous a ouvert les portes du Royaume qui nous étaient auparavant fermées. Jésus dit à Nathanaël « vous verrez », car au moment où Jésus lui parle, seule l’Incarnation du Verbe a eu lieu, le reste est à venir.
Quant aux anges qui montent et descendent, ils symbolisent la grâce de Dieu, une grâce qui nous vient de sa Parole, une Parole qui a revêtu la chair en Jésus Christ, le Verbe fait chair (Jn 1, 14). Cette Parole de Dieu a également un mouvement descendant et ascendant : « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » (Is 55, 11).
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
Je prends conscience qu’en Jésus a débuté une ère nouvelle, l’ère de la grâce, une grâce qui vient de Lui qui a ouvert les cieux et qui m’est communiquée par l’Esprit et les anges, qui sont les messagers de Dieu. Ces messagers remontent vers le Père pour Lui présenter le bon fruit de l’amour qu’aura produit sa Parole. Sans la grâce, je ne puis rien faire, je ne peux pas manifester la ressemblance de Dieu à laquelle j’ai été créé et qui réside dans la possibilité de manifester de manière tangible son Amour. Je prie mon Père céleste de m’investir de la grâce que m’a value et promise le Fils et qu’Il communique par l’Esprit et ses Anges et qui me rend capable d’aimer comme Il l’attend de moi, à savoir comme Lui-même, infiniment : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2)