Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
18 Juillet 2026 Parole du jour
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En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance. Évangile de Matthieu 12, 14-21 Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris |
La parole prononcée par le prophète Isaïe s’applique éminemment au Christ, mais également à tous ceux qui, à sa suite, marcheront dans ses pas et chercheront à accomplir la Volonté d’Amour du Père céleste. Sur Jésus reposait l’Esprit d’Amour parce que Fils consubstantiel au Père, par héritage sur ceux qui ont marché à sa suite depuis qu’Il a revêtu la chair et rendu cette dernière capable d’accueillir l’Esprit qui avait été chassé du cœur humain après le péché des origines. Le Serviteur d’Isaïe était souffrant (Is 53), prophétisant le sacrifice rédempteur du Christ sur la Croix, l’acte d’amour suprême de donner sa vie pour racheter l’humanité pécheresse. Ceux qui se font serviteurs à la suite du Serviteur doivent également s’attendre à rencontrer la souffrance, à être attachés à la Croix de l’Amour et partager une part des souffrances du Christ pour compléter en leur chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps, qui est l’Église (Col 1, 24). Le serviteur n’est pas plus grand que son Maître (Jn 13, 16), si le Maître a souffert par amour et avec amour, ainsi doit-il en être du disciple. C’est ce qu’a expérimenté l’apôtre Paul, l’un des premiers à avoir marché dans les pas du Maître : « l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville, que les chaînes et les épreuves m’attendent » (Ac 20, 23). La souffrance est en proportion de l’amour, de la présence de l’Esprit d’Amour dans le cœur : plus grand est l’amour, plus grande est la souffrance de celui qui a consenti à laisser l’Amour s’exprimer à travers son être.
Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)
J’offre mes souffrances, par et avec amour, en communion avec celles de Jésus crucifié, pour le salut du plus grand nombre.