Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Choisir entre deux maux

 

 

Choisir entre deux maux

 

Dès que les jeunes filles furent sorties, les deux anciens surgirent, coururent vers Suzanne et lui dirent : « Les portes du parc sont fermées, on ne nous voit pas ; nous te désirons, sois consentante et viens avec nous. Autrement nous porterons contre toi ce témoignage : il y avait un jeune homme avec toi, et c'est pour cela que tu as renvoyé les jeunes filles. » Suzanne dit en gémissant : « De tous côtés, je suis prise au piège : si je vous cède, c'est la mort pour moi ; et si je refuse de céder, je n'échapperai pas à vos mains. Mais je préfère tomber entre vos mains sans vous céder, plutôt que de pécher aux yeux du Seigneur. »

 

Livre de Daniel 13, 20-23.

 

 

 Nous sommes tous confrontés, à un moment ou un autre, à des situations apparemment sans issue où, peu importe les décisions prises ou même le fait de ne pas décider, nous exposera à des conséquences négatives. Dans de telles situations, la sagesse populaire suggère de choisir le moindre mal, le moindre mal étant généralement perçu comme celui dont les conséquences se manifesteront à plus long terme voire dans l’éternité.

 

Choisir le moindre mal, cela demeure choisir le mal, fusse-t-il apparemment moindre ne changeant rien au fait que ce soit un mal objectif. Choisir un mal, quel qu’il soit, c’est s’engager dans une voie dangereuse, un premier pas effectué dans cette direction pouvant en entraîner un second, puis d’autres encore. Choisir le moindre mal est plus souvent qu’autrement un marché de dupes.

 

Il existe une alternative : refuser de consentir au mal immédiat, le combattre, et s’en remettre à la grâce de Dieu pour ce qui concerne les effets négatifs de ce refus. Pour Suzanne, le mal immédiat était d’accepter de commettre l’adultère avec les deux anciens. Elle a refusé de céder à leurs avances quitte à s’exposer à la mort, conséquence du faux-témoignage d’adultère que ses abuseurs allaient porter contre elle. Les anciens ayant mis leur menace à exécution, Suzanne en appelle à Dieu : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu'elles n'arrivent, tu sais qu'ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »  (Dn 13, 42-43).  Dieu entendit sa voix et la délivra de sa situation fâcheuse. De même a-t-il entendu la voix de personnes confrontées à des situations semblables à travers les siècles et continue-t-il de le faire encore, généralement par personnes interposées, un jeune garçon nommé Daniel étant l’intermédiaire par lequel Dieu a délivré Suzanne de ses bourreaux. Que penser alors de ceux en faveur desquels Dieu n’est pas apparemment intervenu et qui ont dû vivre avec les conséquences négatives de leur droiture, de leur refus de compromission avec le mal ? Nous pouvons tenir pour assuré qu’il leur a accordé dans l’immédiat une grâce de force pour « endurer » le mal qui a découlé de leur bonne action et que leur fidélité ne demeurera pas sans récompense dans l’éternité.

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article