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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Hors de moi vous ne pouvez rien faire

 

Hors de moi vous ne pouvez rien faire

 

Si vous ne tenez pas à moi, vous ne pouvez pas tenir.

 

Isaïe 7, 9

 

 

L’expérience spirituelle est l’expérience de ses limites, de ses faiblesses. Personne n’est bon, sinon Dieu seul affirme Jésus reprenant un extrait de la prière de Jonathan et Néhémie : « Seigneur, Seigneur Dieu, créateur de toutes choses, redoutable, fort, juste, miséricordieux, le seul roi, le seul bon » (2 M 1, 24). L’apôtre Paul, peut-être plus que tout autre, a fait le constat de ses limites : « je sais que nul bien n'habite en moi, je veux dire dans ma chair; en effet, vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l'accomplir: puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas » (Rm 7, 18-19). Pour s’ouvrir au Transcendant, il faut commencer par reconnaître qu’hors de Lui nous ne pouvons rien faire (Jn 15, 5). Non seulement l’humilité dispose-t-elle à rencontrer Dieu mais encore permet-elle à Dieu d’agir à travers nous : « Et pour que l'excellence même de ces révélations ne m'enorgueillisse pas, il m'a été mis une écharde en la chair, un ange de Satan chargé de me souffleter -- pour que je ne m'enorgueillisse pas! À ce sujet, par trois fois, j'ai prié le Seigneur pour qu'il s'éloigne de moi. Mais il m'a déclaré: "Ma grâce te suffit: car la puissance se déploie dans la faiblesse." C'est donc de grand cœur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. C'est pourquoi je me complais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les détresses, dans les persécutions et les angoisses endurées pour le Christ; car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort » (Rm 12, 7-10). Dieu agit par l’humble car ce dernier ne s’appropriera pas une part d’un mérite qui ne lui revient pas mais en donnera toute la gloire à Celui de qui origine tout bien. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Raniero Cantalamessa affirme dans son livre Viens Esprit Créateur, que les constructeurs de Babel étaient des hommes pieux et religieux. La tour qu’ils voulaient construire n’était rien d’autre que l’un de ces fameux temples à terrasses superposées, appelés ziggourats, dont il reste encore des ruines en Mésopotamie. En quoi était-ce un péché ? Ils voulaient construire un temple à Dieu et non pour Dieu : pour leur gloire et non celle de Dieu. Ils pensaient qu’en construisant un temple plus haut que tous les autres, ils pourraient traiter avec Dieu en position de force et lui arracher ainsi des faveurs et des victoires. S’expose à une confusion aussi grande qui pense faire le bien par lui-même sans support divin.

 

Outre la faiblesse intrinsèque de notre nature, la puissance de l’ennemi de Dieu, juste en-dessous de celle de ce dernier, largement au-delà de la nôtre, nous force à recourir au Seigneur pour tenir bon, comme l’enfant dans sa fragilité  se tourne vers son père pour lui procurer la sécurité : «Revêtez l'armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manœuvres du diable. Car ce n'est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes. C'est pour cela qu'il vous faut endosser l'armure de Dieu, afin qu'au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes » (Ép 6, 11-13).

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