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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

La paternité, image du lien qui nous unit à Dieu

 

 

La paternité, image du lien qui nous unit à Dieu

 

Jésus leur dit cette parabole : Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : 'Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient. ' Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : 'Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes ouvriers. 'Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils... 'Mais le père dit à ses domestiques : 'Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. ' Et ils commencèrent la fête.

 

Luc 15, 11-24.

 

 

Quelle belle image de Dieu que celle d’un Père aimant ! Si la maternité est un fait avéré, la paternité, en dépit de la ressemblance de l’enfant au père, constitue un acte de foi (exception faite des récents développements de la science et des tests d’ADN !). L’amour du père pour son fils, « chair de sa chair » (Gn 2, 23), demeure à jamais, rien ne pouvant effacer le lien de la filiation. Qu’il est grand cet amour paternel qui laisse s’affirmer la liberté de ce fils qui souhaite s’éloigner de lui, en dépit de la souffrance de la séparation qu’il ressentira et de son éventuelle impuissance à prêter assistance à ce fils indépendant face aux dangers qui le guettent loin de lui. Son amour est plus grand que sa souffrance et ses craintes, aussi lui laisse-t-il sa liberté.

 

L’amour de ce père est sans repentance. Si ce père aperçoit son fils alors qu’il est encore loin, c’est qu’il guettait son retour, il l’espérait ardemment. Une fois la faute avouée, « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils... », celui-ci s’empresse de lui rendre sa dignité de fils : « Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds ». Mieux encore, il organise une fête pour manifester sa joie : « Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ». Cela n’est pas sans rappeler ces autres paroles de Jésus rapportées par Luc immédiatement avant le récit de cette parabole : « C'est ainsi, je vous le dis, qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes, qui n'ont pas besoin de repentir » (Lc 15, 7). Comme le fils prodigue, tournons-nous avec confiance vers ce Père miséricordieux qui n’attend qu’un signal de notre part pour nous combler de sa grâce!

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