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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Prix de l'obéissance

 

 

Prix de l’obéissance

 

Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. ».

 

Luc 2, 22-32

 

 

 L’obéissance a une grande valeur aux yeux de Dieu. Aussi, ne laisse-t-il pas celle-ci sans récompense. Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification… Marie n’a point connu le péché. Aussi, n’a-t-elle pas « besoin » de se soumettre à ce rite. Néanmoins, fidèle à la Loi, elle n’en monte pas moins à Jérusalem pour se conformer à celle-ci. Vrai Dieu et vrai homme (CEC 464), Jésus n’a pas non plus « besoin » d’être consacré au Seigneur. Et pourtant, ses parents présentent, tout de même, en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur.

 

Que se passe-t-il ? Survient une Épiphanie, une manifestation de Jésus comme Messie d’Israël, Fils de Dieu et Sauveur du monde (CEC 528) : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »

 

Plus tard, ce sera Jésus qui se soumettra volontairement, bien que cela ne soit pas requis, au baptême de Jean qui essaie de l’en détourner : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi! » Mais Jésus lui répondit: « Laisse faire pour l'instant: car c'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice.» Alors il le laisse faire. (Mt 3, 14-15). Cette obéissance du Fils est agréée par le Père et est l’occasion d’une autre Épiphanie, cette fois non par personne interposée comme ce fut le cas avec Syméon mais directement : « Et voici qu'une voix venue des cieux disait: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. " » (Mt 3, 17).

 

Infinie est la valeur que Dieu accorde à l’obéissance. On rapporte que certains saints, auxquels le Christ s’est manifesté de façon particulière au cours de l’histoire, se sont fait dire par Celui-ci qu’il Lui était plus agréable de les voir se soumettre aux ordres de leurs supérieurs plutôt qu’ils n’entreprennent ce que Lui-même leur avait demandé, si conflit il devait y avoir entre les deux.

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