Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
14 Février 2013 Parole du jour
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Quel est le jeûne qui plaît à Dieu ?
Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. « Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. ».
Isaïe 58, 1-9
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Quel est le jeûne que Dieu demande à Isaïe de dénoncer ? C’est celui qui n’est pas fait par pur amour mais avec espérance d’obtenir quelque chose en retour. Cela vaut non seulement pour le jeûne mais pour tout ce que nous pourrions entreprendre avec espoir d’être payé de retour, comme si le fait de faire quelque chose prescrit ou recommandé par les textes sacrés rendait Dieu obligé à notre égard. Comment savoir si cela est notre cas ? À l’impatience manifestée ou ressentie en l’absence de résultats apparents de nos actions (jeûnes, prières, aumônes…) : « Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? »
Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Le jeûne qui plaît à Dieu est celui où la mortification personnelle ouvre à une plus grande charité envers le prochain, où ce dont nous nous sommes privés n’est pas mis en différé pour usage futur (fût-ce de réclamer compensation à Dieu pour notre peine), mais mis à la disposition de ceux dans le besoin ne serait-ce qu’en intercédant pour eux auprès de Dieu, mais mieux encore par un acte tangible de charité pure envers ceux qui ne pourront jamais nous le rendre. Comment rendrai-je à Yahvé tout le bien qu'il m'a fait? (Ps 116, 12) En L’imitant et en donnant à ceux qui ne pourront nous le rendre, en autant que nous ne gâchions pas le tout en allant demander à Dieu la compensation que l’autre est dans l’impossibilité de nous offrir, ce qui priverait notre geste de son caractère de gratuité si cher à Dieu car elle confère à nos actions le sceau de l’amour.