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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Rencontrer Dieu

 

 

Rencontrer Dieu

 

Il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. »

 

Luc 2, 25-32

 

 

Heureux les contemporains de Jésus, sommes-nous portés à penser, car ils ont pu rencontrer Dieu se faisant matériellement présent dans l’histoire. Si plusieurs ont croisé sa route, très restreint fut le nombre de ceux qui l’ont reconnu car Dieu s’est présenté incognito. De fait, l’aide de l’Esprit était essentielle pour pouvoir distinguer la présence de Dieu au-delà des apparences sous lesquelles Il se présente que ce soit sous les traits de la fragilité d’un bébé ou ceux du fils d’un charpentier devenu homme. Syméon y a été poussé par l’Esprit. Jésus dit à Simon-Pierre qui venait de confesser qu’il était le Christ, le Fils du Dieu vivant : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 16, 16-17). La grande majorité ne pouvait cependant pas voir plus en lui que ce que ses origines laissaient présager : « N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là? » (Mt 4, 22) « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon? » (Jn 1, 46). Si certains ont cru qu’il était le Messie en raison des miracles qu’il a opéré, ils s’étaient néanmoins fourvoyé comme les disciples d’Emmaüs quant à la véritable identité du Messie, à sa mission : « Nous espérions, nous, que c'était lui qui allait délivrer Israël; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis qu’il a été condamné à mort et crucifié » (Lc 24, 21). Il y a de fortes chances que nous serions également passés à côté de la plaque, à l’instar de la majorité de ceux qui ont côtoyé Jésus, à moins d’avoir été juste et religieux comme Syméon et d’avoir été particulièrement sensible aux motions de l’Esprit pour venir le rencontrer au moment opportun où il passait dans son Temple.

 

Si Jésus n’est plus physiquement présent en ce monde comme au temps de Syméon, il nous est toujours possible de le rencontrer sous d’humbles apparences comme autrefois par personnes interposées : les plus démunis de la terre, émissaires de Dieu pour quémander l’amour qui Lui est dû. « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). Mais encore là, nous laissant envahir par les soucis de ce monde ou la préoccupation de notre bien-être personnel, laissons-nous filer l’opportunité de rencontrer Dieu et nous exposons-nous à nous faire éventuellement dire : « Allez loin de moi, maudits. Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger, j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire, j'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli, nu et vous ne m'avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m'avez pas visité » (Mt 25, 41-43).

 

Pour qui fait la rencontre de Dieu quelle joie ! Celui qui se voit accorder un tel privilège est rassasié non pas de jours (1 Ch 23, 1, Jb 42, 17) comme David et Job mais est tout de même complètement satisfait parce qu’il est parvenu au but de son existence au point de devenir indifférent à la perspective de voir ses jours prolongés comme l’exprime Syméon : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut ». Quant à celui qui fait la rencontre « ordinaire » de Dieu par personnes interposées, ce contact ne demeure pas sans effet car il connaît la joie du don qui, si elle n’égale pas celle de la vision divine, n’en demeure pas moins bien réelle, satisfaisante et fort attrayante car disponible à tous pour peu que nous faisions l’effort de sortir des préoccupations égoïstes de notre moi.

 

À l’approche de la nouvelle année, je vous souhaite à toutes et à tous, d’y rencontrer Dieu et d’expérimenter le bonheur qui découle de ces moments de grâce !

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