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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Respect de la vie

 

Respect de la vie

 

Après le départ des mages, l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »

 

Hérode, voyant que les mages l’avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région.

 

Matthieu 2, 13.16

 

 

Quel homme sanguinaire que ce Hérode ! serions-nous tentés de nous écrier. Et pourtant, il ne fait qu’utiliser un droit de vie ou de mort que la coutume lui avait conféré : « Dans les dynasties orientales, la coutume voulait que lors de l’avènement d’un nouveau roi, on extermine tous les membres de la famille de l’ancienne dynastie, afin de tuer dans l’œuf toute possibilité de révolte » (Swindoll, Charles R., David un homme passionné au destin exceptionnel, p.196-197). Connaissant la coutume, Saül avait fait promettre à David de laisser la vie sauve à sa postérité lorsque ce dernier accéderait au trône : « Maintenant, je le sais: tu seras le roi et la royauté d'Israël restera entre tes mains. Maintenant donc, jure-moi par le Seigneur que tu ne supprimeras pas ma descendance après moi et que tu ne rayeras pas mon nom de la maison de mon père. " David le jura à Saül » (1 S 24, 21-23). Non seulement David a-t-il tenu promesse mais il a comblé de bienfaits Mephiboscheth, le seul descendant connu de Saül, l’invitant à partager la vie des membres de la famille royale, image de Dieu qui, dans son infinie miséricorde, nous invite à partager sa vie pour l’éternité malgré nos transgressions de ses préceptes qui devraient plutôt nous valoir la mort.

 

Hérode ne fait que de se prévaloir d’un privilège consenti par la coutume à disposer de la vie de ses sujets comme il l’entendait pour asseoir son pouvoir. Il est difficile de ne pas tracer de parallèle avec le droit reconnu aux femmes à disposer de leur corps comme bon leur semble et de mettre fin aux jours de l’enfant à naître, considéré comme une menace à la qualité de vie à venir de la mère et de sa famille. D’une part, la menace anticipée risque-t-elle de s’avérer non fondée comme pour Hérode, la royauté spirituelle de Jésus n’ayant rien à voir avec le pouvoir temporel comme celui-ci l’affirme à Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n'est pas d'ici » (Jn 18, 36). D’autre part, non seulement cette vie embryonnaire ne risque-t-elle pas de constituer une menace mais peut-elle se révéler un bienfait tant pour ses parents que pour l’ensemble de ses contemporains. Je vous laisse sur cette petite réflexion que j’ai reçue il y a quelque temps déjà par Internet : Supposons que vous connaissiez une femme qui soit enceinte. Elle a déjà huit enfants, dont trois sourds, deux aveugles et un mentalement attardé. De plus cette femme a la syphilis. Lui recommanderiez-vous d'avorter ? Si vous avez répondu « oui » … vous venez de tuer Beethoven !

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