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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Signes

 

Signes

 

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

 

Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi !

 

Luc 7, 19.22-23

 

 

Jésus a révélé, surtout par son style de vie et ses actions, comment l'amour est présent dans le monde où nous vivons, l'amour actif, l'amour qui s'adresse à l'homme et embrasse tout ce qui forme son humanité. Cet amour se remarque surtout au contact de la souffrance, de l'injustice, de la pauvreté, au contact de toute la «condition humaine» historique, qui manifeste de diverses manières le caractère limité et fragile de l'homme, aussi bien physiquement que moralement. Or la manière dont l'amour se manifeste et son domaine sont, dans le langage biblique, appelés: «miséricorde».

 

Ainsi le Christ révèle Dieu qui est Père, qui est «amour», comme saint Jean le dira dans sa première Lettre ; il révèle Dieu «riche en miséricorde», comme nous le lisons dans saint Paul. Plus que le thème d'un enseignement, cette vérité est une réalité qui nous est rendue présente par le Christ. Manifester le Père comme amour et miséricorde c'est, dans la conscience du Christ lui-même, exprimer la vérité fondamentale de sa mission de Messie; les paroles, prononcées d'abord dans la synagogue de Nazareth, puis devant ses disciples et les envoyés de Jean-Baptiste, nous le confirment (Jean-Paul II, Encyclique Dives in misericordia).

 

À notre tour maintenant de rendre présent l’amour du Père dans le monde où nous vivons. Cela n’est bien souvent possible qu’à l’égard des plus petits qui, en raison de leur incapacité, n’ont d’autre choix que de recevoir ce que les autres voudront bien leur offrir.  Il y a quelques années, je suis allé faire un pèlerinage avec un groupe organisé. J’y ai vu un véritable miracle. Deux femmes d’affaires, « croyantes mais pas pratiquantes » étaient du voyage. Elles ont pris en charge une jeune améridienne handicapée par une déficience intellectuelle qui faisait également partie du groupe. Il était très édifiant de voir de jour en jour cette jeune fille qui était très réservée au départ, s’ouvrir chaque jour davantage aux autres grâce à l’attention des deux bonnes samaritaines. Il fallait voir le bonheur de celle qui a reçu et la joie de celles qui ont donné. Je n’ai pas rencontré Dieu dans les lieux visités mais dans l’action de ces deux femmes qui ont rendu l’Amour présent dans l’ordinaire du quotidien. Pas besoin d’aller en pèlerinage pour vivre une telle expérience me direz-vous avec raison! Peut-être, mais nous pouvons douter que ces deux femmes auraient pris le temps de s’arrêter pour poser un tel geste alors que les soucis du travail les accaparent. Profitons du temps d’arrêt de Noël pour manifester, nous aussi, l’amour de Dieu à nos contemporains afin qu’ils n’aient pas à attendre qu’un autre daigne le leur manifester.

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Fred Milongeroz 13/12/2011 21:48

L'exemple de ces deux femmes d'affaire et de l'enfant qui enfin s'épanouit est l'exemple de ce que le Seigneur est capable de faire comme miracle : il suffisait que l'on soit à son écoute...
Nous sommes reçus dans cet article avec surprise : " Es-tu celui qui dois-venir?" - sommes-nous déjà capable de consacrer 2 minutes à ses propres enfants? Combien de parents sont-ils présents avec
toute la Présence qui est nécessaire pour éveiller son enfant?
Votre récit de ce beau pélerinage nous montre que les miracles de vie ont lieu tous les jours, et peuvent avoir lieu dans le quotidien de chacun. Avons-nous 2 minutes?
Bienvenue à bord du Sarmiento!