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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Un temps pour chaque chose

 

 

Un temps pour chaque chose

 

Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel.

 

Quel profit le travailleur retire-t-il de toute la peine qu'il prend ? J'ai vu toutes les occupations que Dieu donne aux hommes. Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps. Dieu a mis toute la durée du temps dans l'esprit de l'homme, et pourtant celui-ci est incapable d'embrasser l'œuvre que Dieu a faite du début jusqu'à la fin.

 

Ecclésiaste 3, 1.9-11

 

 

 Il y a un moment pour tout, notamment un temps pour agir et un temps pour prier. Stérile est la foi et la prière de celui qui ne viendrait pas l’appuyer par les actes : « À quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu'un dise: "J'ai la foi", s'il n'a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une sœur sont nus, s'ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dise: "Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous", sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il? Ainsi en est-il de la foi: si elle n'a pas les œuvres, elle est tout à fait morte » (Jc 2, 14-17). Inversement, qui agit sans prendre le temps de prier risque de dissiper son énergie en pure perte en oubliant que Dieu est l’origine et le terme de son action, Celui qui procure l’énergie nécessaire pour s’acquitter de la mission confiée est le même encore qui se laisse émouvoir par notre bonne volonté et féconde des efforts qui autrement demeureraient vains ou, à tout le moins dont l’effet serait moindre que celui attendu. Qui se laisse prendre dans le piège de l’activisme et oublie d’accorder du temps à Dieu par la prière et la contemplation risque de devenir irritable comme Marthe : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule? Dis-lui donc de m'aider. » Mais le Seigneur lui répondit: « Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites pour beaucoup de choses; pourtant il en faut peu, une seule même. C'est Marie qui a choisi la meilleure part; elle ne lui sera pas enlevée » (Lc 10, 40-42).

 

Il y a un temps pour l’action et un temps pour l’offrande. Le temps pour l’offrande vient généralement en fin de vie alors que nos capacités diminuent et que la souffrance se fait ressentir. C’est le moment de participer à la passion du Christ, de compléter en notre chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Église (Col 1, 24). C’est le temps où nous ne pouvons plus agir mais où nous devons consentir à nous « laisser agir » par des éléments externes qui vont à l’encontre de nos désirs : « je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture, et tu allais où tu voulais; quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas » (Jn 21, 18). C’est le moment où il n’y a plus que nous-mêmes à offrir : « Tu ne voulais sacrifice ni oblation, tu m'as ouvert l'oreille, tu n'exigeais holocauste ni victime, alors j'ai dit: Voici, je viens » (Ps 40,7-8). Là se situe tout le drame de l’euthanasie, substituer sa volonté à celle de Dieu, chercher à éviter une souffrance d’une grande fécondité pour nous-mêmes, l’Église et l’humanité toute entière. Offrir un état que nous préférerions autre constitue une voie sûre que l’orgueil ne peut venir corrompre autrement  qu’en suggérant d’y mettre fin car il n’y a aucune gloire à supporter ce qui nous est imposé.

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