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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Vanité

 

 

Vanité

 

Vanité des vanités, disait l'Ecclésiaste. Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel profit l'homme retire-t-il de toute la peine qu'il se donne sous le soleil ? Une génération s'en va, une génération arrive, et la terre subsiste toujours.

 

Ecclésiaste 1, 2-4

 

 

La consommation ostentatoire est une consommation destinée soit à montrer un statut social, un mode de vie ou une personnalité, soit à faire croire aux autres que l'on possède ce statut social, mode de vie ou personnalité. Ce concept est fondateur en sciences sociales. Il était utilisé originellement pour décrire la consommation des classes supérieures, que ce soit dans les pays occidentaux par les sociologues ou dans les sociétés économiquement moins développées par les anthropologues.

 

Le concept de consommation ostentatoire est la traduction française de l'expression anglaise «Conspicuous consumption », forgée par le sociologue et économiste américain Thorstein Veblen et exposée pour la première fois en 1899 dans son ouvrage Théorie de la classe de loisir. Dans cette étude des classes supérieures, de la très haute bourgeoisie aux États-Unis, Veblen note que celle-ci gaspille temps et biens. Lorsqu'elle favorise dans la vie le loisir, elle gaspille du temps, et lorsqu'elle consomme de manière ostentatoire, elle gaspille des biens. La consommation est statutaire, elle sert à celui qui en fait un usage ostentatoire à indiquer un statut social. (Wikipedia.org)

 

La consommation reposant essentiellement sur la vanité, une société de consommation est donc dans son essence une société vaniteuse où l’on gaspille temps et biens pour indiquer un statut social. La vanité étant un sentiment d’autosatisfaction (Dictionnaire Larousse),  elle est donc égoïste, contraire à l’amour qui, lui, est altruiste. Par conséquent, il n’est donc pas étonnant qu’une telle société cherche à évacuer la notion de Dieu, Lui qui est Amour. Il y a donc un choix fondamental à faire : « Nul ne peut servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent » (Mt 6, 24).

 

Remplie de sagesse est la requête formulée dans le livre des Proverbes : « Seigneur, je ne te demande que deux choses, ne me les refuse pas avant que je meure ! Éloigne de moi le mensonge et la fausseté, ne me donne ni la pauvreté ni la richesse : accorde-moi seulement de quoi subsister. Car, dans l'abondance, je pourrais te renier en disant : « Le Seigneur n'existe pas. » Et, dans la misère, je pourrais devenir un voleur, et profaner ainsi le nom de mon Dieu » (Pr 30, 7-9).

 

Efforçons-nous d’éviter l’écueil de la vanité. Ceux qui possèdent doivent vivre frugalement comme s'ils ne possédaient pas (1 Co 7, 30) et mettre leur richesse au service du bien commun. Ainsi éviterons-nous tout gaspillage susceptible de détériorer notre environnement et celui des générations futures et, au plan spirituel, maintiendrons-nous ouverte la porte étroite (Mt 7, 14) menant à la vie éternelle.

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