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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Personne ne se sauve tout seul

 

Personne ne se sauve tout seul

 

Quelle joie quand on m'a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! »

Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu'un !

C'est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur.

C'est là qu'Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.

C'est là le siège du droit, le siège de la maison de David.

Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t'aiment !

Que la paix règne dans tes murs, le bonheur dans tes palais ! »

À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : « Paix sur toi ! »

À cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien.

 

Psaume 122, 1-9

 

 

Le psalmiste n’utilise pas le singulier quand il parle de son espérance d’accéder à la vie éternelle : Nous irons à la maison du Seigneur !, notre marche prend fin, là que montent les tribus, les tribus du Seigneur. Dans le salut éternel, il y a une notion d’équipe. Ceux qui pratiquent des sports d’équipe le savent bien, on ne peut gagner de championnat seul. Si exceptionnel soit le joueur, il a besoin d’un solide appui de ses coéquipiers s’il veut aspirer aux plus grands honneurs. Il n’en va pas autrement dans la vie spirituelle. Le psalmiste reconnaît l’apport indispensable des autres dans sa quête du salut : À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : « Paix sur toi ! » de même que la nécessité et la responsabilité de son apport personnel au salut des autres : À cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien.

 

Penser se sauver seul, voilà bien la principale pierre d’achoppement qui rend si difficile l’accès des riches au Royaume éternel : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu! » (Mt 10, 25). Habitués de compter sur eux-mêmes et leur fortune plus que sur les autres dans la vie temporelle, ils n’agissent point différemment dans la vie spirituelle, oubliant la loi d’amour léguée par Jésus où nous devons avoir souci les uns des autres, où nous devons nous entraider, à plus forte raison lorsque le terme de la démarche est la Jérusalem céleste. Attention ! la richesse ne se limite pas aux seul biens matériels mais s’entend également des biens spirituels : « Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé? En ton nom que nous avons chassé les démons? En ton nom que nous avons fait bien des miracles? Alors je leur dirai en face: Jamais je ne vous ai connus; écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité » (Mt 7, 22-23).

 

Le pape François souligne cette dimension collective du salut et le devoir de s’entraider sur la route qui y mène dans sa récente exhortation apostolique Evangilii Gaudium aux paragraphes 113 et 114 (les caractères gras sont de moi) :

 

113. Ce salut, que Dieu réalise et que l’Église annonce joyeusement, est destiné à tous,[82] et Dieu a donné naissance à un chemin pour s’unir chacun des êtres humains de tous les temps. Il a choisi de les convoquer comme peuple et non pas comme des êtres isolés.[83] Personne ne se sauve tout seul, c’est-à-dire, ni comme individu isolé ni par ses propres forces. Dieu nous attire en tenant compte de la trame complexe des relations interpersonnelles que comporte la vie dans une communauté humaine. Ce peuple que Dieu s’est choisi et a convoqué est l’Église. Jésus ne dit pas aux Apôtres de former un groupe exclusif, un groupe d’élite. Jésus dit : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). Saint Paul affirme qu’au sein du peuple de Dieu, dans l’Église, « il n’y a ni Juif ni Grec […] car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3, 28). Je voudrais dire à ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, à ceux qui sont craintifs et indifférents : Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour !

 

114. Être Église c’est être peuple de Dieu, en accord avec le grand projet d’amour du Père. Cela appelle à être le ferment de Dieu au sein de l’humanité. Cela veut dire annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, ainsi qu’une nouvelle vigueur dans la marche. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile.

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