Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
26 Février 2014 Parole du jour
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Malheur des riches
Écoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille vous accusera, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé de l'argent, alors que nous sommes dans les derniers temps ! Des travailleurs ont moissonné vos terres, et vous ne les avez pas payés ; leur salaire crie vengeance, et les revendications des moissonneurs sont arrivées aux oreilles du Seigneur de l'univers. Vous avez recherché sur terre le plaisir et le luxe, et vous avez fait bombance pendant qu'on massacrait des gens. Vous avez condamné le juste et vous l'avez tué, sans qu'il vous résiste.
Jacques 5, 1-6
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Écoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent. L’apôtre Jacques ne se place de toute évidence pas dans la perspective de l’horizon terrestre où une retraite dorée attend les mieux nantis. Il regarde au-delà, là où la vie n’aura pas de fin, où notre sort sera fixé à jamais. Comme le dit le proverbe : Qui sème le vent, récolte la tempête. Veuillons voir ce qui, dans la conduite des riches, leur fait accumuler des charbons ardents au-dessus de leurs têtes.
Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille vous accusera, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé de l'argent. Le premier reproche adressé par l’apôtre aux riches réside dans l’accumulation stérile des richesses plutôt que de les avoir mises au service du bien commun. L’or et l’argent rouillent et les vêtements sont mangés par les mites quand ils ne sont pas utilisés. À défaut de donner aux plus nécessiteux, il serait encore préférable pour les riches de faire rouler l’économie en dépensant leur argent que d’accumuler de façon stérile.
Des travailleurs ont moissonné vos terres, et vous ne les avez pas payés ; leur salaire crie vengeance, et les revendications des moissonneurs sont arrivées aux oreilles du Seigneur de l'univers. La richesse mal acquise témoignera contre nous lors du jugement. L’exploitation des autres, le défaut de payer un juste salaire, constituent des fautes graves contre la charité.
Vous avez recherché sur terre le plaisir et le luxe, et vous avez fait bombance pendant qu'on massacrait des gens. Ici, nous sommes dans le domaine du péché par omission. L’apôtre Jacques reproche aux riches leur manque d’empathie pour ceux que la vie n’a pas favorisés. Nous sommes tous enfants de Dieu et fiduciaires des biens de la création que Dieu a mis à notre disposition pour l’ensemble de sa famille. Nous devons tous être solidaires les uns des autres. Ne pas se soucier du sort des autres constitue une faute d’autant plus grave pour les riches que la responsabilité des personnes est proportionnelle aux moyens dont ils disposent. La richesse confère un pouvoir réel d’intervenir dans le gouvernement des choses de ce monde afin de les faire évoluer vers le mieux. Trop souvent, quand nous jouissons de la vie, nous ne nous sentons pas concernés par les problèmes des autres, certains allant même jusqu’à prétendre que les moins fortunés sont responsables de leur propre malheur.
Vous avez condamné le juste et vous l'avez tué, sans qu'il vous résiste. L’apôtre termine enfin par le mauvais usage de la richesse et du pouvoir qu’elle confère. Si le fait de ne pas utiliser la richesse pour le bien commun est condamnable, à plus forte raison celui de l’utiliser à mauvais escient pour bafouer la justice et asservir les autres.
Les malheurs qui attendent les mieux nantis dans l’autre vie ne viennent pas de la richesse en tant que telle mais de son mauvais usage et même d’avoir omis d’en faire un bon usage en manquant au devoir de solidarité envers les autres membres de la famille des enfants de Dieu, la famille humaine, responsabilité qui est d’autant plus grande qu’ils disposent de moyens leur permettant de changer les choses.