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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?

 

 

Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?

 

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : «Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

 

Matthieu 14, 22-36

 

 

Les apôtres viennent d’être témoins de la multiplication des pains. Leur foi devrait être à son zénith. Mais voilà que la barque, souvent décrite comme le symbole de l’Église, est battue par les vagues car le vent est contraire. Le vent contraire ce sont les difficultés, les courants de pensées aux valeurs opposées au message évangélique, une opinion publique hostile. Alors notre foi, comme celle des occupants de la barque, est ébranlée et nous en venons à ne plus reconnaître le Christ qui se présente à nous d’une façon inattendue. Il s’adresse à nous comme aux apôtres : «Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » ; message repris avec fort d’à-propos en cette ère de toutes les peurs par Jean-Paul II à l’aube de son pontificat : « N’ayez pas peur !». Ne devrions-nous pas maintenir notre confiance en Dieu et en son Église alors que le Christ a dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les forces de mort ne l’emporteront pas sur elle » (Mt 16, 18) ? Le rocher est utilisé à plusieurs reprises dans les Psaumes pour illustrer la fidélité inébranlable de Yahvé et comment Celui-ci constitue un refuge sûr alors que passe la figure de ce monde (1, Co 7, 31) et ses attraits passagers avec elle : « Yahvé est mon roc et ma forteresse, mon libérateur, c'est mon Dieu. Je m'abrite en lui, mon rocher, mon bouclier et ma force de salut, ma citadelle et mon refuge » (Ps 18,3).

 

Le doute de Pierre, pour sa part, représente le doute individuel. Comme lui, nous nous sommes peut-être engagés hardiment à aller à la rencontre du Christ, encouragés par une ou plusieurs manifestations de sa présence. Mais voilà que survient le vent des sécheresses ou des nuits spirituelles et nous nous enfonçons dans le doute. Comme Pierre crions notre désarroi «Seigneur, sauve-moi ! » et soyons patients. À nous aussi il étendra la main pour nous saisir.

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