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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Qui veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même

 

 

Qui veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même

 

Jésus disait à ses disciples : " Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ? Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venir dans son Règne. »

 

Matthieu 16, 24-28

 

 

Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. La question se pose : le christianisme est-il une religion masochiste ? Ce le serait si le renoncement à soi-même qui est requis était une fin en soi, s’il fallait le rechercher pour lui-même. Or, ce n’est pas le cas. L’amour est l’unique fin de cette religion, Dieu étant amour (1 Jn 4, 8). Le renoncement à soi-même constitue un passage obligé pour parvenir à cette fin car l’amour est don et le don exige de se départir de quelque chose en faveur d’un autre. Plus encore, alors que le masochiste choisit ses combats en fonction de la gloire ou du plaisir malsain qu’il retirera des sacrifices auxquels il se soumet, c’est tout le contraire qui est attendu du chrétien qui doit consentir au détachement de lui-même qui est requis par l’amour, ici et maintenant, dans les événements les plus banaux du quotidien, et auquel il n’a pas nécessairement envie de se soumettre ne serait-ce qu’en raison du dérangement occasionné. Aimer, faire ce que Dieu attends de nous avec joie, minute après minute, tel que requis par les événements qui se présentent à nous tel l’homme tombé sur des bandits pour le prêtre et le lévite qui l’ont ignoré et le bon samaritain qui s’est laissé interpellé par la misère de ce dernier dans la parabole (Lc 10, 30-37). Cela peut-être et se révèle une croix véritable, sa croix personnelle, chacun ayant un vécu unique. On dit souvent que l’héroïsme est une question d’opportunité, le héros planifiant rarement son geste, il répond instinctivement à ce que les événements, si dramatiques soient-ils, lui dictent de faire. Héros obscurs, les chrétiens doivent continuellement accomplir ce que l’Amour leur dicte de faire par les événements.

 

La finalité de l’amour, l’apôtre Paul l’exprime admirablement bien dans son hymne à l’amour : « si je n’ai pas en moi l’amour, je suis un vase creux, je ne suis comme la trompette ou la cymbale, du bruit et rien de plus… si je n’ai pas l’amour je ne suis rien… si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien (1 Co 13, 1-3).  

 

Qu’il me suive. Le Christ nous a précédés sur la voie de l’amour et du renoncement que celui-ci implique, lui qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté (2 Co 8-9), lui qui a donné sa vie pour nous pour nous faire connaître l’Amour (1 Jn 3, 16). Considérons que ce qui est attendu de nous est bien peu eu égard à ce qu’il a déjà donné.

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