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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Ne pas juger en bien comme en mal

 

 

Ne pas juger en bien comme en mal

 

Frères, il faut que l'on nous regarde seulement comme les serviteurs du Christ et les intendants des mystères de Dieu. Et ce que l'on demande aux intendants, c'est en somme de mériter confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu de votre jugement sur moi, ou de celui que prononceraient les hommes ; d'ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour cela que je suis juste : celui qui me juge, c'est le Seigneur. Alors, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.

 

Première lettre de Paul aux Corinthiens 4,1-5.

 

On disait un jour à Jésus : « Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ces jours-là, ils jeûneront. » Et il dit pour eux une parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit : 'C'est le vieux qui est bon. ' »

 

Luc 5, 33-39

 

 

Il nous faut nous abstenir de juger car notre connaissance est limitée à ce que nous voyons et avons expérimenté tel celui qui a bu du vieux vin et ne désire pas du nouveau. Car il dit : 'C'est le vieux qui est bon. ' »

 

Ne pas juger en mal, ne pas condamner, nous le savons d’emblée car la voix de notre conscience s’efforce de nous y décourager, cela étant contraire à la charité. Pire, ce sont nos propres travers que nous projetons sur les autres, aggravant leur responsabilité dans une tentative de diminuer la nôtre : « Comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? »  (Lc 6, 42).

 

L’apôtre Paul ajoute qu’il faut nous abstenir de juger en bien, de louanger les hommes et son corollaire de ne pas tenir compte du jugement des autres (en bien ou en mal) car celui qui juge, c'est le Seigneur. C’est Lui l’unique juge qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes lors de sa venue. Tout autre jugement est prématuré. Quel mal y a-t-il à juger les autres en en bien ? Il est double : du côté de celui qui juge, il commet ce que l’on appelait autrefois un crime de lèse-majesté en usurpant la gloire du seul Bon pour l’imputer à un mortel. Plus encore, qui met son admiration dans les hommes / femmes de Dieu, dans les serviteurs du Christ et les intendants des mystères de Dieu, plutôt que dans le Dieu qui agit à travers des êtres faillibles et faibles, met en péril son propre salut car le jour où ces derniers failliront d’une manière ou d’une autre, il risquera de perdre la foi. Doit-on rappeler que les signes accomplis pour manifester la présence et la gloire de Dieu ne constitue pas une preuve de la sainteté de l’outil que Dieu s’est choisi parmi les hommes : « Beaucoup me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé? En ton nom que nous avons chassé les démons? En ton nom que nous avons fait bien des miracles? Alors je leur dirai en face: Jamais je ne vous ai connus; écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité » (Mt 7, 22-23). Du côté de ceux dont on vante les « mérites », il y a danger de présomption, de s’enorgueillir, à l’encontre de ce qui nous est prescrit par le Christ : « De même, vous aussi, quand vous avez fait tout ce qui vous était ordonné, dites: "Nous sommes des serviteurs quelconques. Nous avons fait seulement ce que nous devions faire. " » (Lc 17, 10). La tentation est grande pour celui dont on vante les présumés mérites de se penser rendu alors qu’il chemine ou, pire, de s’appuyer sur ceux-ci pour prétendre au salut éternel, refusant de facto la gratuité du Royaume et risquant du même coup de s’en exclure, accepter la gratuité de dernier constituant une exigence de base pour y être accueilli.

 

Laissons donc tout jugement à Celui qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et fera paraître les intentions secrètes lors de sa venue.

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