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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Je suis saisi de compassion pour cette foule

En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit. De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël. Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. » Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? » Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.

Matthieu 15, 29-37

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Dieu est Père, un père qui ressent la souffrance de ses enfants et la fait sienne. De même, le Fils, en communion avec le Père, partage la souffrance de ses frères et sœurs dans la chair. Les plus hautes manifestations de la compassion de Dieu envers la race humaine, sa faiblesse et sa misère, se retrouvent dans les mystères de l’Incarnation et de la Passion de Jésus Christ. Abandonner la condition divine pour prendre la condition d’esclave (Ph 2, 6-7) afin d’enrichir la chair et la rendre « capable » de Dieu, quelle compassion inouïe ! Compassion inimaginable également du Fils crucifié et humilié qui porte par là nos souffrances :

Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride; sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits; objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n'en faisions aucun cas. Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison. (Is 53, 2-5)

Depuis trois jours, ils n’ont rien à manger. Ces trois jours préfigurent le temps écoulé entre la crucifixion et la résurrection du Christ. Mais Jésus ne nous abandonne pas, il nous laisse sa chair et son sang sous forme du pain eucharistique pour que nous ne défaillions pas en chemin et que ayons les ressources pour aimer conformément à la volonté du Père.

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? (Lc 10, 25)

Je me laisse toucher, interpeller, par la misère des autres. Je me fais solidaire des autres. Quand je souffre, j’offre mes souffrances pour tous ceux qui, de par le monde, vivent une situation semblable à la mienne. Je reconnais à la souffrance le pouvoir de me rendre davantage compatissant, capable de souffrir avec l’autre, car j’ai moi-même expérimenté un état comparable au sien.

 

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