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As-tu deux minutes ?

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du ciel

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue.

Jean 3, 22-30

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Tout est grâce. L’apôtre Paul le laisse entendre également lorsqu’il dit : « Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l'avais pas reçu? » (1 Co 4, 7) À plus forte raison lorsqu’il s’agit de la foi, du privilège de reconnaître la divinité : « Nul ne peut dire: "Jésus est Seigneur", s'il n'est avec l'Esprit Saint. » (1 Co 12, 3). Il va alors dans le même sens que la réponse de Jésus à Pierre : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 16, 17)

Avons-nous des faiblesses, notre vie ne correspond pas à l’idéal auquel notre foi nous demande d’aspirer, sommes-nous englués dans des habitudes mauvaises, dans le péché ? La seule façon d’en sortir n’est pas de compter sur nous-mêmes, mais sur Dieu, de Lui demander les grâces qui nous font défaut pour y parvenir. Et encore là, rien n’est assuré comme l’a expérimenté l’apôtre Paul : « Il m'a été mis une écharde en la chair, un ange de Satan chargé de me souffleter -- pour que je ne m'enorgueillisse pas! À ce sujet, par trois fois, j'ai prié le Seigneur pour qu'il s'éloigne de moi. Mais il m'a déclaré: "Ma grâce te suffit: car la puissance se déploie dans la faiblesse." C'est donc de grand cœur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. » (2 Co 12, 7-9) Peu importe nos faiblesses, ce qui compte c’est comme le dit Jean Baptise : « Lui (le Christ), il faut qu’il grandisse; et moi, que je diminue. » Devenons, demeurons humbles, afin d’aimer comme le Christ a aimé et nous demande d’aimer et que Celui qui élève les humbles (Lc 1, 52), touché par notre amour, daigne nous donner les grâces nécessaires pour mener une vie conforme à sa volonté d’amour.

Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? (Lc 10, 25)

Je reconnais, à la suite de Jean Baptiste, qu’un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel, que je suis redevable de tout à Dieu et que ce qui me fait présentement défaut, je ne dois pas chercher à l’obtenir par mes propres forces, mais de Lui en demander la grâce. Je prends conscience également que Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue ; que ce que Dieu me demande n’est pas d’agir et d’aimer par moi-même, mais de Le laisser agir et aimer en moi et à travers moi. Puis-je m’écrier un jour comme l’apôtre Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2, 20)

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