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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Second départ

 

Second départ

 

Il n'est pas un moment dans notre vie où nous ne puissions pas commencer une existence nouvelle.

 

 Charles de Foucauld  (1858-1916)

 

 

 

J’aime bien la citation de Yogi Berra, ancien gérant des Yankees de New-York : It’s not over till it’s over, rien n’est terminé tant que ce n’est pas terminé, espérance pour les perdants qu’ils ont toujours l’opportunité de gagner tant que le dernier retrait n’a pas été effectué, mise en garde pour les gagnants de demeurer alertes, la victoire n’étant définitivement acquise que lorsque la partie est officiellement terminée.

 

Ainsi en va-t-il de notre existence. Contrairement à ce que certains prétendent, notre vie est un livre où les pages de notre avenir demeurent vierges. Le passé est déjà écrit à l’encre indélébile et nous ne pouvons rien y changer. Le présent est le moment du choix, lien ou rupture, entre ce qui a été et ce qui sera. Chaque instant qui s’écoule constitue une opportunité de refaire ce choix qui n’est jamais définitif en vertu de la souveraine liberté de notre conscience.

 

Charles de Foucauld est un de ces êtres d’exception qui décident d’opérer un changement radical dans leur existence. Il a quitté la vie mondaine aisée de l’aristocratie française pour aller vivre dans la pauvreté du désert du Sahara afin non pas de convertir les musulmans à ce Dieu qu’il avait découvert et auquel il avait compris qu’il ne pouvait faire autrement que ne vivre que pour Lui, mais pour assurer une présence chrétienne au sein de l’Islam, présence qu’il a payé du prix de sa vie et que continuent malheureusement de payer, encore de nos jours, certains chrétiens qui habitent les pays musulmans.

 

Dieu appelle sans cesse comme au temps de Jésus : « Suis-moi » invite-t-il le publicain Lévi. Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison. Faisant fi de l’attachement à l’existence qu’il menait jusqu’alors, Lévi décide aussitôt de suivre Jésus qu’il veut faire découvrir à ses proches tel le chercheur qui vient de découvrir un riche trésor. À ceux qui se considéraient justes et qui s’offusquaient de ce que Jésus puisse partager le repas de pécheurs ce dernier répond : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent » (Lc 5, 27-32), espérance jusqu’à la fin des siècles pour ceux qui vivent ou ont vécu loin de Dieu et qui ont ignoré son commandement d’amour. Un changement de cap est toujours possible, espoir concrétisé par le récit du compagnon de fortune de Jésus en croix qui s’est vu promettre la vie éternelle pour le seul fait d’avoir reconnu sa vie mauvaise et la Souveraineté du Christ.

 

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