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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Apprendre des contraires

 

Apprendre des contraires

 

I have learned silence from the talkative, toleration from the intolerant, and kindness from the unkind; yet, strange, I am grateful to those teachers.

 

  Kahlil Gibran  (1883-1931) 

 

J’ai appris le silence du bavard, la tolérance de l’intolérant et la bonté du méchant; étrange, tout de même, je suis reconnaissant envers ces professeurs.

 

 

 

 Il y a beaucoup à apprendre à observer les conséquences des actes de ceux qui n’agissent pas correctement ; celles-ci deviennent autant de bonnes raisons d’adopter ou de maintenir une bonne conduite. Si on laisse l’occasion au temps de faire son œuvre, on constate que l’on finit toujours par récolter ce que l’on a semé. Ainsi, si un comportement non éthique semble profiter à court terme à son auteur, l’expérience m’a démontré qu’il ne s’agissait pas d’une stratégie rentable à long terme, ce dernier finissant toujours par payer chèrement ses écarts de conduite.

 

L’épisode de la vie de Jésus où les pharisiens lui présentent une femme qui avait été surprise en train de commettre l’adultère (Jn 8, 1-11) constitue l’une des belles pages de l’Évangile parce que l’on y voit les contraires s’affronter avec un « happy ending » hollywoodien où le bien finit par l’emporter sur le mal. Aux pharisiens qui parlent et accusent, Jésus oppose son silence. Face à leur intolérance, il leur demande de considérer leur propre conduite pour voir s’ils sont eux-mêmes exempts de tout reproche. Enfin, contrairement à la condamnation qu’ils espéraient, il évite de la blâmer pour son passé, lui demandant seulement d’adopter une juste conduite dans le futur, manifestant ainsi la miséricorde de Dieu.  

 

Cet épisode nous concerne tous tant dans le rôle de ceux qui accusent les autres, que de ceux qui ont mal agi. Si la conclusion est explicite en ce qu’il faut s’abstenir d’accuser et de condamner les autres, il en va tout autrement de l’angle de celui qui a commis une faute. Dans les deux cas, le site viechretienne.catholique.org nous propose cette réflexion : En fin de compte, nous sommes tous pécheurs. Tous, nous souffrons de la vulnérabilité causée par le péché. Le pire est lorsque, conscients de notre péché, notre propre tendance pharisaïque nous condamne sans espoir de rachat, alors que nous cherchons à nous disculper en cherchant des torts chez ceux qui nous entourent. Nous finissons par nous lapider nous-mêmes, et les autres aussi, au lieu de simplement nous tourner vers le Christ. Voici le moment de vérité : ou accepter le seul rachat possible : lâcher prise et laisser Jésus-Christ nous montrer le chemin - ou bien nous réfugier dans notre égoïsme en espérant que la situation ne soit pas aussi mauvaise qu’elle n’y paraît. L’humilité est le seul chemin vers le rachat, l’humilité face à notre propre péché et face au péché des autres.

 

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