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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Chaos

 

 

Chaos

 

Chaos is a friend of mine.

 

  Bob Dylan   (1941-        ) 

 

Le chaos est mon ami.

 

 

 Si le chaos peut compter sur l’amitié de Bob Dylan, il est, pour ma part, mon ennemi juré, la désorganisation engendrant de grandes souffrances et une perte incroyable d’énergie. Je peux comprendre qu’il y ait des personnes qui aiment le chaos. Certains ressentent une grande liberté dans l’absence totale de règles ou d’organisation. Cependant il est permis de se questionner sur la valeur d’une liberté dont l’expression ne mènerait pas au bien ou au beau. D’autres, les forts, créent le chaos pour asseoir leur pouvoir tel que l’exprime la maxime diviser pour mieux régner. Ils comptent sur leurs qualités personnelles ou même l’autorité qui leur a été confiée pour régler une crise qu’ils ont souvent eux-mêmes provoquée ou alimentée afin que les gens éprouvés, discernant en eux un sauveur potentiel, se rangent derrière eux, ne se souciant guère des maux qu’ont eu à supporter d’innocentes victimes.

 

Pour le spirituel, Dieu est Celui qui ordonne toute chose pour le bien ou le salut de sa créature, celui qui sépare le jour de la nuit, la terre des eaux, qui crée le monde animal ou végétal selon leurs espèces, qui créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa (Gn 1, 1-27). Il donne sa Loi, qui n’est pas autre chose que le commandement de l’amour, à son peuple non pour l’asservir mais pour permettre à chacun de trouver le bonheur en réalisant sa vocation à aimer. Ce n’est d’ailleurs par  un hasard si le psalmiste débute ainsi ses écrits : « Heureux l’homme qui… se plaît dans la loi de Yahvé! » (Ps 1, 1-2). Par contre, l’ennemi de Dieu se complaît dans le chaos, dans l’indifférenciation. La confusion entre le bien et le mal ne date pas d’hier ainsi que le dénonce le prophète Isaïe : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal » (Is 5, 20). On discerne là l’action de l’Ennemi venu semer l’ivraie pendant que les gens dormaient  (Mt 13, 24-30), ayant mis leur conscience au repos, ne se préoccupant plus de conformer leur agir aux préceptes divins énoncés dans les textes sacrés, situation que décrit Paul dans son épître aux Romains : « puisque, ayant connu Dieu, ils ne lui ont pas rendu comme à un Dieu gloire ou actions de grâces, mais ils ont perdu le sens dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent s'est enténébré: dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous… Aussi Dieu les a-t-il livrés selon les convoitises de leur cœur à une impureté où ils avilissent eux-mêmes leurs propres corps; eux qui ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, adoré et servi la créature de préférence au Créateur… Et comme ils n'ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur esprit sans jugement, pour faire ce qui ne convient pas: connaissant bien pourtant le verdict de Dieu qui déclare dignes de mort les auteurs de pareilles actions, non seulement ils les font, mais ils approuvent encore ceux qui les commettent. (Rm 1, 21-22.24-25.28.32).

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