Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
4 Février 2013 Parole du jour
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Combattre le péché
Frères, ceux qui ont vécu dans la foi, foule immense de témoins, sont là qui nous entourent. Comme eux, débarrassons-nous de tout de qui nous alourdit, et d’abord du péché qui nous entrave si bien ; alors nous courrons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré, sans avoir de honte, l'humiliation de la croix, et, assis à la droite de Dieu, il règne avec lui. Méditez l'exemple de celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle hostilité, et vous ne serez pas accablés par le découragement. Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans votre lutte contre le péché.
Lettre aux Hébreux 12, 1-4
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Grâce à la magie des moyens de communication modernes, nous sommes exposés au mal plus qu’à tout autre moment de l’histoire, ne serait-ce que par les bulletins de nouvelles qui nous rapportent en continu tout ce qui cloche dans notre monde. Si l’on rajoute à cela toutes les émissions qui nous présentent l’homme dominé par ses passions, donnant libre cours à ces dernières, y trouvant plaisir même, il en résulte un endormissement des consciences. Le péché, le mal, nous apparaît comme une fatalité contre laquelle il est inutile de lutter, un combat perdu d’avance. Et puis, n’y a-t-il pas toutes ces personnes qui font ce qui est mal aux yeux de Dieu sans conséquences négatives apparentes ? Certains ne sont-ils pas riches et célèbres ?
Et pourtant, l’obligation demeure pour celui qui veut aller vers son but, vers l’Unique qui seul peut lui procurer le bonheur véritable, celui qui n’aura pas de fin, de tendre vers la perfection de l’amour : « Soyez saints, car je suis saint, moi, le Seigneur, votre Dieu » (Lv 19, 2). Débarrassons-nous donc de tout de qui nous alourdit, et d’abord du péché qui nous entrave si bien. À cet effet, Jean de la Croix note qu’il faut lutter contre tout péché, même ceux en apparence les plus bénins : « Beaucoup, pour n'avoir pas le courage d'en finir avec une petite attache, n'arriveront jamais à la perfection de l'amour. Qu'importe qu'un oiseau soit retenu par un fil mince, il n'en est pas moins prisonnier » (1MC 11,4) ; (VFB 3,18). Ainsi, même ce péché mignon contre lequel il nous semble futile de combattre, en raison de son apparence inoffensive, peut nous séparer de Dieu. Il n’y a aucune compromission possible entre le bien et le mal. Il y a là un choix fondamental à faire. Qui s’y refuse aurait intérêt à méditer la parabole du roi qui fit un festin de noces pour son fils (Mt 22, 1-14) : « Le roi aperçut là un homme qui ne portait pas la tenue de noces (de la sainteté). Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir une tenue de noces? L'autre resta muet. Alors le roi dit aux valets: Jetez-le, pieds et poings liés, dehors, dans les ténèbres: là seront les pleurs et les grincements de dents.
Jusqu’où devons-nous aller ? Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans votre lutte contre le péché. Si le Christ a versé son sang sur la croix pour le rachat de nos fautes, le chrétien ne doit mettre aucune limite à sa lutte contre le mal, notamment dans l’obligation qui lui est faite de pardonner « jusqu'à soixante-dix fois sept fois » (Mt 18, 22).