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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Direction

 

 

Direction

 

Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.

 

– Proverbe africain

 

 

 

Venons-nous à nous égarer en cours de route que c’est bien souvent parce que nous nous sommes laissé distraire par toutes sortes de choses de ce qui était notre objectif initial. Éprouvons-nous un sentiment de vide ou d’insatisfaction eu égard à notre existence qu’il s’agit souvent d’un moment de grande lucidité où notre subconscient rappelle à notre pensée qu’il y eut des jours meilleurs où une présence la réconfortait, un idéal la transportait. Il faut regarder d’où nous venons non pas avec nostalgie et espoir de revivre des bonheurs passés qu’il est impossible de recréer mais avec lucidité et suffisamment d’autocritique pour discerner où notre trajectoire a dévié afin de reprendre le chemin qui nous a jadis comblé de bonheur.

 

Le spirituel, plus que tout autre en raison de l’intangibilité de l’objet de sa quête, est particulièrement vulnérable à l’égarement. Que de fois confond-il ses désirs avec la volonté de Dieu, à l’image des disciples d’Emmaüs qui espéraient que Jésus allait libérer Israël  (Lc 24, 21) de l’envahisseur romain alors que la libération que devait accomplir le Messie était d’un tout autre ordre à savoir de soulager les croyants du joug de se conformer aux prescriptions extérieures de la Loi pour se concentrer à respecter son esprit et aimer Dieu et son prochain comme lui-même, libération également du poids du péché par la remise de fautes, guérison de l’âme qui était souvent accompagnée d’une guérison physique qui venait attester de façon visible ce que l’œil ne pouvait percevoir. L’égarement n’épargne pas les proches de Jésus, ses intimes, ses disciples, ce qui leur vaut ce reproche lorsqu’ils s’inquiètent de choses matérielles, de la nourriture qu’ils avaient oublié de prendre avant de partir: « Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur aveuglé ? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas ? Vous ne vous rappelez pas ? » (Mc 8, 17-18) et Jésus de leur remémorer la multiplication des pains pour leur indiquer qu’il faut se préoccuper plus de faire la volonté de Dieu que de se laisser absorber par les préoccupations de la vie quotidienne.

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