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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Faire "le plus" de l'amour

 

Faire « le plus » de l’amour

 

Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.

 

Marc 1, 40-42

 

 

Nous pouvons comprendre que Jésus ait pris la main de la belle-mère de Simon pour la faire lever et la guérir de la fièvre (Mc 1, 31) afin de témoigner de l’affection pour cette parente de son disciple. Ce qui est surprenant dans le récit de la guérison du lépreux est que Jésus prenne la peine de le toucher pour le guérir du mal qui l’afflige alors qu’il n’aurait eu seulement qu’à dire une parole pour obtenir le même résultat comme rapporté par Luc dans le récit de la guérison de l’esclave du centurion (Lc 7, 2-10). Nous ne sommes pas ici devant un geste anodin. Même si la lèpre est une maladie peu contagieuse, sa transmission nécessitant des contacts étroits et durables d'une promiscuité de type familial, les lépreux étaient, et sont encore, mis au ban de la société, rejetés par leur communauté et leur famille (référence Wikipedia.org). Jésus fait ici « le plus de l’amour » lorsqu’il se donne la peine de toucher celui que tous fuient. Il lui rend non seulement la santé mais encore lui manifeste-t-il de l’amour malgré son apparence rebutante et le sort-il de l’exclusion sociale dont il souffrait.

 

Et nous ? Sommes-nous capables de faire « le plus » requis par l’amour ? Quand j’étais jeune, un homme de condition aisée supportait financièrement les organisations sportives de mon petit village. Mais il ne se limitait pas à mettre son nom au bas des chèques qui payaient des équipements et diverses inscriptions. Il assistait aux rencontres des équipes qu’il supportait sans que rien ne l’y incite, n’ayant pas de parenté parmi les joueurs ou les entraîneurs. Parvenus à la majorité, il nous attendait même à la fin des matchs avec des bières bien froides qu’il avait apportées dans des glacières se trouvant dans le coffre de son automobile. Plus de trente années se sont écoulées depuis lors et cela représente encore aujourd’hui un de mes meilleurs souvenirs.

 

Mère Teresa nous incite à empreindre nos actions du « plus de l’amour » :

 

Les pauvres ont soif d'eau, mais aussi de paix, de vérité et de justice. Les pauvres sont nus et ont besoin de vêtements, mais aussi de dignité humaine et de compassion pour les pécheurs. Les pauvres sont sans abri et ont besoin d'un abri fait de briques, mais aussi d'un cœur joyeux, compatissant et plein d'amour. Ils sont malades et ils ont besoin de soins médicaux, mais aussi d'une main secourable et d'un sourire accueillant. (Lettre à ses collaborateurs du 10 avril 1974)

 

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