Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Gratuité et relation avec Dieu

 

 

Gratuité et relation avec Dieu

 

Berger d'Israël, écoute, resplendis au-dessus des Kéroubim.

Réveille ta vaillance et viens à notre secours.

Dieu, fais-nous revenir, fais luire ta face et nous serons sauvés.

Dieu de l'univers reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois :

visite cette vigne, protège-la, celle qu'a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé, le fils de l'homme qui te doit sa force.

Jamais plus nous n'irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom !

 

Psaume 80, 2-4,15-16,18-19

 

 

J’avais dans ma boîte de courriel la citation suivante de Térence(-190 à -159):

On ne doit pas solliciter comme une faveur ce qui est dû comme une récompense.

Or, c’est tout le contraire dans la vie spirituelle. Cela m’a inspiré de le paraphraser :

            On ne doit pas solliciter comme une récompense due ce qui est octroyé comme une faveur.

 

Le salut de Dieu nous est offert de façon totalement gratuite. La première condition pour y accéder est de reconnaître et d’accueillir cette gratuité, la gratuité de l’amour. La gratuité est une notion abstraite pour le riche, tout habitué qu’il est de payer ce qui est fait pour lui en argent sonnant ou par l’attribution de faveurs futures. Cette méconnaissance de la gratuité, du don généreux de soi qu’est l’amour, chez les riches a provoqué ce constat de Jésus à leur égard : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu » (Mc 10, 25).

 

Le psalmiste, pour sa part, attend tout de Dieu, Lui reconnaît toute l’initiative dans la relation qui l’unit à Lui : viens à notre secours, fais-nous revenir, que ta main soutienne ton protégé, le fils de l'homme qui te doit sa force, fais-nous vivre et invoquer ton nom !  Cette dernière strophe n’est pas sans rappeler la réplique de Jésus à Simon-Pierre qui vient de confesser qu’il est le Christ, le Fils du Dieu vivant : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux » (Mt 16, 16-17).

 

Le bon Berger ne nous abandonne jamais. C’est nous qui nous éloignons de Lui. Comme il s’avère difficile, voire impossible, pour celui qui a fait mauvais usage de sa liberté et s’est détourné de Dieu de revenir vers Lui de sa propre initiative, le psalmiste implore : « Viens à notre secours ! Dieu, fais-nous revenir, fais luire ta face (montre-nous quelque chose de Toi, ne serait-ce que le chemin qu’il nous faut emprunter pour se rendre jusqu’à toi) et nous serons sauvés. La plus grande grâce que puisse se voir octroyer celui qui s’est éloigné de Dieu est le constat de son état réel, combien plus heureuse était son existence quand il se tenait aux côtés de Dieu, ainsi que le désir que ce constat suscite dans son âme : Jamais plus nous n'irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom !

 

Quelle chance avons-nous de pouvoir compter sur un Dieu qui est Amour et, conséquemment, pardonne ! Laissons-nous donc aimer et pardonner de façon tout à fait gratuite.

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article