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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Jugement

 

 

Jugement

 

Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »

 

Jean 12, 4-8

 

 

 

Comme le disait Charles-Augustin Sainte-Beuve, nos jugements nous jugent nous-mêmes bien plus qu'ils ne jugent les choses. Si ce n’eût été de ce reproche adressé à Marie qui venait de verser un parfum de grande valeur sur les pieds de Jésus, l’évangéliste Jean aurait passé sous silence le fait que Judas s’appropriait à des fins personnelles l’argent placé dans la bourse commune.

 

Toujours dans la ligne du jugement porté de façon inopportune, ce texte renvoie à un autre qui a reçu une réponse similaire de la part de Jésus : « Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent-ils, et tes disciples ne jeûnent-ils pas? —Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé; et alors ils jeûneront en ce jour-là » (Mc 2, 18-10). Se tenir en présence de Dieu et l’aimer est la fin de l’agir du croyant. Tout le reste n’est que moyen qu’il s’agisse du service des pauvres ou du jeûne. Aussi, devons-nous particulièrement nous abstenir de porter un jugement sur ce que les autres font ou ne font pas sur le plan spirituel, car nous ne savons rien ou si peu de leur relation avec Dieu. Ainsi les contemporains de Jésus ignoraient-ils, à l’exclusion de quelques proches de ce dernier (et, encore là, la connaissance qu’ils en avaient était-elle confuse !), que Jésus était Dieu, la deuxième personne de la Trinité. Conséquemment, ceux qui se tenaient avec Jésus étaient-ils temporairement dispensés de ce qui ne constituait que des moyens imparfaits d’arriver à la Présence.

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