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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Justification

 

 

Justification

 

Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain. Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : 'Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. ' Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : 'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! ' Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé.

 

Luc 18, 10-14

 

 

Croire, confesser Dieu des lèvres, ne suffit pas pour rendre juste et donner accès à la vie éternelle. Voyons ces deux hommes : ils sont croyants et même pratiquants puisqu’ils vont au Temple pour honorer Dieu par la prière. Pourtant, un seul en ressortira justifié.

 

Ajoutons donc les œuvres à la foi pour voir si cela suffira pour faire pencher la balance et rendre juste celui qui les aura accomplies. Le pharisien jeûne deux fois par semaine et verse le dixième de tout ce qu’il gagne. Eh bien ! Jésus nous dit que cela n’était pas encore assez pour le rendre juste. Mais alors, qui donc peut être sauvé ? Pour les hommes c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible (Mt 19, 25-26). Le salut n’est pas un salaire ou une récompense qu’on se mérite, aussi est-il impossible à l’homme de « gagner son ciel », de se justifier lui-même, car nul n'est bon que Dieu seul (Lc 18, 19). Conséquemment, c’est Dieu seul qui rend juste en pardonnant nos offenses. Le salut est donc un cadeau, une grâce, à accueillir. En se prétendant juste, en croyant mériter la faveur de Dieu en raison de sa conduite, le pharisien n’accepte pas la gratuité du salut offert, pire encore, il méprise ses frères humains, particulièrement le publicain qui prie à ses côtés. Sa prière, plutôt que de le rapprocher de Dieu, l’en éloigne et ce qu’il percevait être un acquis, une dette de Dieu à son égard, lui échappe.

 

Voyons le publicain;  il attend tout de Dieu, tout particulièrement sa miséricorde : 'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! Il est dans la vérité car il reconnaît ne rien mériter. Aussi, sa requête est-elle accueillie favorablement par Dieu car le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé (Ps 51, 19). Aussi quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, qui était devenu juste. Quoi d’étonnant à cela ? Dieu est Amour et l’amour est gratuité. Qui croit en Celui qui offre le salut et reçoit ce dernier comme un cadeau non mérité, celui-là n’est pas loin du Royaume des cieux. Attention, toutefois, car rien n’est jamais acquis définitivement avant notre dernier souffle. L’humble peut devenir orgueilleux en raison des grâces reçues dont il peut être tenté de s’approprier la gloire plutôt que de la rendre à sa Source alors que l’orgueilleux peut devenir humble suite à de salutaires mésaventures.

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