Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
23 Mars 2010 Pensées
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Premier pas
Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.
– Lao Tseu (~650 - ~550)
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Si nous ne nous décidons pas à faire le premier pas, aussi insignifiant nous semble-t-il, nous n’entreprendrons jamais le voyage. Un des principaux obstacles à l’action réside en ce que nous considérerons comme dérisoire notre contribution eu égard à l’ampleur du problème à résoudre et décidons conséquemment de ne rien entreprendre. Tout apport, aussi infime soit-il, quant bien même ce ne serait que de s’abstenir de mettre les bâtons dans les roues de ceux qui veulent avancer, absolument tout peut faire une différence.
Si Jésus recommande à ses auditeurs de considérer comme négligeable leur apport, « quand vous avez fait tout ce qui vous était ordonné, dites: "Nous sommes des serviteurs quelconques. Nous avons fait seulement ce que nous devions faire. " » (Lc 17, 10), ce n’est pas pour les décourager d’entreprendre quoi que ce soit mais plutôt d’éviter d’en tirer orgueil et en donner ainsi toute la gloire à Dieu qui fécondera alors leur action et lui fera porter du fruit en abondance. Jésus, par ailleurs, fait l’éloge de la veuve indigente qui n’a mis que deux piécettes dans le tronc, indiquant par là que la valeur d’une contribution ne se mesure pas à sa valeur objective mais à ce qu’elle représente eu égard à la capacité du donateur : « Vraiment, je vous le dis, cette veuve qui est pauvre a mis plus qu'eux tous. Car tous ceux-là ont mis de leur superflu dans les offrandes, mais elle, de son dénuement, a mis tout ce qu'elle avait pour vivre (Lc 21, 1-4).
Quoi que nous fassions, nous ne devons jamais perdre de vue que Dieu a fait les premiers pas dans ce voyage qui nous mène vers l’éternité, qu’Il nous a aimés le premier (1 Jn 4, 19), et que nous ne faisons que lui rendre une partie de ce qu’Il nous a lui-même donné quand nous agissons par amour. Avons-nous conscience de notre incapacité relative ou de notre tendance à nous approprier des choses qui ne nous sont pourtant que confiées par Dieu en fidéicommis, que nous devons prier avec Augustin d’Hippone : « Donne-moi ce que Tu me demandes et demande-moi ce que Tu me donnes ».