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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Résurrection

 

 

Résurrection

 

Le Christ, " premier né d’entre les morts " (Col 1, 18), est le principe de notre propre résurrection, dès maintenant par la justification de notre âme (cf. Rm 6, 4), plus tard par la vivification de notre corps (cf. Rm 8, 11).

 

Catéchisme de l’Église catholique, 658

 

 

La résurrection du Christ est un événement transcendant qui va au-delà du simple retour à la vie d’un mort, qui est en soi une chose extraordinaire. En effet de même que par l’Incarnation Dieu s’est fait chair dans la personne de Jésus et a assumé la condition des hommes à l’exception du péché (He 4, 15) mais n’échappant pas à la mort physique, de même, Jésus par sa résurrection, démontre-t-il l’existence d’une vie au-delà de la mort, une vie qui n’aura pas de fin, et ouvre-t-il par son obéissance au Père les portes du Royaume des cieux qui avaient été fermées par suite de la désobéissance d’Adam.

 

En quoi cette résurrection est-elle différente de celle d’autres personnes revenues à la vie ?

 

La Résurrection du Christ ne fut pas un retour à la vie terrestre, comme ce fut le cas pour les résurrections qu’il avait accomplies avant Pâques : la fille de Jaïre, le jeune de Naïm, Lazare. Ces faits étaient des événements miraculeux, mais les personnes miraculées retrouvaient, par le pouvoir de Jésus, une vie terrestre " ordinaire ". À un certain moment, ils mourront de nouveau. La Résurrection du Christ est essentiellement différente. Dans son corps ressuscité, il passe de l’état de mort à une autre vie au-delà du temps et de l’espace. Le corps de Jésus est, dans la Résurrection, rempli de la puissance du Saint-Esprit ; il participe à la vie divine dans l’état de sa gloire, si bien que S. Paul peut dire du Christ qu’il est " l’homme céleste " (cf. 1 Co 15, 35-50). (CEC 646)

 

Pourquoi affirme-t-on que l’événement de la Résurrection a un sens qui le dépasse, qu’il ne s’agit pas tout simplement d’un événement merveilleux inexplicable ?

 

Tous les signes accomplis par Jésus durant son existence, ses nombreux miracles, n’avaient qu’un unique but : venir confirmer la véracité de son enseignement. Il n’en va pas autrement de sa mort et de sa résurrection qu’il avait annoncées ouvertement au cercle restreint de ses disciples : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu'il soit mis à mort et que, le troisième jour, il ressuscite » (Lc 9, 22) mais en énigme à la masse de ceux qui le suivaient : « Détruisez ce temple et, en trois jours, je le relèverai » (Jn 2, 19), « Génération mauvaise et adultère! elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas (resté trois jours dans le ventre de la baleine) » (Mt 16, 4) et encore cette fois où il en donne le sens : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous saurez que Je Suis et que je ne fais rien de moi-même, mais je dis ce que le Père m'a enseigné et celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît » (Jn 8, 28-29), à savoir que Jésus est Dieu. Parmi les enseignements spécifiques de Jésus que viennent valider la résurrection, il y a tous ceux qui portent sur la vie éternelle, notamment celui-ci qui indique que cette vie à venir sera d’autant plus féconde et remplie que l’on se sera détaché des choses matérielles et terrestres en cette vie : « Voici venue l'heure où doit être glorifié le Fils de l'homme. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle. Si quelqu'un me sert, qu'il me suive, et où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. Maintenant mon âme est troublée. Et que dire? Père, sauve-moi de cette heure! Mais c'est pour cela que je suis venu à cette heure. Père, glorifie ton nom! » (Jn 12, 23-28), ce que le Père n’avait pas manqué de confirmer sur le champ : « Du ciel vint alors une voix: "Je l'ai glorifié et de nouveau je le glorifierai." »

 

Le Catéchisme de l’Église catholique consacre la section comprenant les paragraphes 651 à 655 au sens et à la portée salvifique de la Résurrection :

 

651 " Si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vaine et vaine aussi notre foi " (1 Co 15, 14). La Résurrection constitue avant tout la confirmation de tout ce que le Christ lui-même a fait et enseigné. Toutes les vérités, même les plus inaccessibles à l’esprit humain, trouvent leur justification si en ressuscitant le Christ a donné la preuve définitive qu’il avait promise, de son autorité divine.

 

652 La Résurrection du Christ est accomplissement des promesses de l’Ancien Testament (cf. Lc 24, 26-27. 44-48) et de Jésus lui-même durant sa vie terrestre (cf. Mt 28, 6 ; Mc 16, 7 ; Lc 24, 6-7). L’expression " selon les Écritures " (cf. 1 Co 15, 3-4 et le Symbole de Nicée-Constantinople) indique que la Résurrection du Christ accomplit ces prédictions.

 

653 La vérité de la divinité de Jésus est confirmée par sa Résurrection. Il avait dit : " Quand vous aurez élevé le Fils de l’Homme, alors vous saurez que Je Suis " (Jn 8, 28). La Résurrection du Crucifié démontra qu’il était vraiment " Je Suis ", le Fils de Dieu et Dieu Lui-même. S. Paul a pu déclarer aux Juifs : " La promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie en notre faveur (...) ; il a ressuscité Jésus, ainsi qu’il était écrit au Psaume premier : Tu es mon Fils, moi-même aujourd’hui je t’ai engendré " (Ac 13, 32. 34 ; cf. Ps 2, 7). La Résurrection du Christ est étroitement liée au mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu. Elle en est l’accomplissement selon le dessein éternel de Dieu.

 

654 Il y a un double aspect dans le mystère Pascal : par sa mort il nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans la grâce de Dieu (cf. Rm 4, 25) " afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle " (Rm 6, 4). Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce (cf. Ep 2, 4-5 ; 1 P 1, 3). Elle accomplit l’adoption filiale car les hommes deviennent frères du Christ, comme Jésus lui-même appelle ses disciples après sa Résurrection : " Allez annoncer à mes frères " (Mt 28, 10 ; Jn 20, 17). Frères non par nature, mais par don de la grâce, parce que cette filiation adoptive procure une participation réelle à la vie du Fils unique, qui s’est pleinement révélée dans sa Résurrection.

 

655 Enfin, la Résurrection du Christ – et le Christ ressuscité lui-même – est principe et source de notre résurrection future : " Le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis (...), de même que tous meurent en Adam, tous aussi revivront dans le Christ " (1 Co 15, 20-22). Dans l’attente de cet accomplissement, le Christ ressuscité vit dans le cœur de ses fidèles. En Lui les chrétiens " goûtent aux forces du monde à venir " (He 6, 5) et leur vie est entraînée par le Christ au sein de la vie divine (cf. Col 3, 1-3) " afin qu’ils ne vivent plus pour eux-mêmes mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour eux " (2 Co 5, 15).

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