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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Se laisser conduire par l'Esprit

 

 

Se laisser conduire par l’Esprit

 

Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : « Abba ! » C'est donc l'Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

 

Romains 8,14-17

 

 

L’apôtre Paul parle ici de l’action sanctifiante de l’Esprit dont le but est de rendre l’homme semblable à Dieu selon la volonté que ce dernier a lui-même manifestée : « Soyez saints, car moi, Yahvé votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2). Cette ressemblance accrue avec Dieu ne peut être que l’amour car telle est la nature divine : Dieu est Amour (1 Jn 4, 8).  Cette transformation en un être plus aimant, donc plus près de Dieu, Paul la décrit ainsi : c'est un Esprit qui fait de vous des fils, donc ayant un bagage génétique similaire, en voyant les fils on peut y reconnaître l’empreinte du Père, comme aux premiers temps de l’Église : Voyez comme ils s’aiment ! Voyez, comme ils sont prêts à mourir les uns pour les autres ! (Tertullien, Apologétique 39). Cette audace de l’amour qui transcende la peur Paul l’exprime ainsi : L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur. Au contraire, nous savons que nous avons un Père sur la Providence duquel nous pouvons toujours compter si bien que nous pouvons nous adresser à Lui en toute confiance : poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : « Abba ! », « Papa ! ».

 

La sainteté, l’amour, est l’habit de noces requis pour prendre part au festin du Royaume éternel (Mt 22, 1-14), qui est l’héritage dont parle Paul, à savoir le partage de la vie de la Trinité après notre séjour terrestre : Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire. Paul parle de souffrir avec le Christ, cette transformation ne se fait donc pas sans douleur. C’est que pour se laisser conduire par l’Esprit, il faut se détacher de ce qui est charnel et terrestre à la suite de Jésus qui est allé jusqu’à la dernière limite du détachement en acceptant de mourir sur la croix par amour pour nous. Si l’Esprit est généreusement offert à tous, peu acceptent de faire le pas du détachement des choses du monde pour se laisser guider par Lui, ce qui fait dire à Jésus : « beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » (Mt 22, 14). Ce choix, le jeune homme riche (Mt 6, 16-22) a été incapable de le faire en dépit de toute sa bonne volonté de suivre les voies de Dieu et ainsi d’accéder à la vie éternelle. Ce choix fondamental de l’existence, Augustin d’Hippone le pose ainsi : « amour de soi jusqu’au mépris de Dieu (et de l’autre), amour de Dieu (et de l’autre) jusqu’au mépris de soi ».

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