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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Trafic

 

 

Trafic

 

Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.

 

Jean 2, 16

 

 

 

Les relations humaines comme la relation avec Dieu ne sauraient se réduire à un vulgaire marchandage où l’on donne dans la mesure où l’on espère recevoir autant sinon plus que ce qui a été sacrifié pour ne pas dire prêté. Une telle conception du monde et de la spiritualité est bien triste puisqu’elle exclut l’amour qui est pourtant la vocation de l’homme, ce qui seul peut le rendre heureux maintenant et à jamais.

 

Quel est la maison du Père ? Certes c’est le lieu sacré où on l’on rend hommage à Dieu mais c’est d’abord et avant tout le cœur de chaque personne : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » (2 Co 3, 16). Chaque personne doit donc s’abstenir d’entrer en marchandage avec Dieu : « Dieu, si tu fais ceci pour moi, je m’engage en retour à faire cela pour toi ». À moins que la chose que nous souhaitions faire pour Dieu ne soit physiquement impossible en raison d’une limitation quelconque, tel un problème de santé qui nous empêche de l’accomplir et pour lequel nous demandons guérison, pourquoi ne pas poser immédiatement le geste que nous savons agréable à Dieu sans rien demander en retour ? Dans son grand amour, ne nous donnera-t-il pas bien plus que tout ce que nous pourrions souhaiter ? Pourquoi marchander avec Lui ? Poser des conditions, n’est-ce pas faire injure à son amour ? De la même manière, celui qui se voit gratifié de dons spirituels doit-il s’abstenir de réclamer une rétribution pour en faire jouir les autres : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8).

 

Un vision de l’homme qui le réduit au rang d’acteur dans des échanges commerciaux est très réductrice et le prive de sa dignité intrinsèque que lui confère le don de la vie. La vie pèse bien peu d’ailleurs pour ceux qui endossent une telle vision ; pas étonnant que l’euthanasie et l’avortement aient la cote, ceux qui n’ont pas ou n’ont plus le potentiel  de contribuer plus qu’ils ne coûtent étant considérés comme des fardeaux dont on est bien heureux de se soulager.

 

À nous de choisir entre la gratuité de l’amour et le calcul des échanges de nature commerciale. De notre réponse dépend notre bonheur (et celui des autres) en ce monde et pour l’éternité.

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