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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Vocation

 

Vocation

 

Annoncer l'Évangile, ce n'est pas là mon motif d'orgueil, c'est une nécessité qui s'impose à moi ; malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du Seigneur. Mais je ne le fais pas de moi-même, je m'acquitte de la charge que Dieu m'a confiée. Alors, pourquoi recevrai-je une récompense ?

 

1 Corinthiens 9, 16-18

 

 

L’apôtre Paul ne fait ici que reprendre à son compte un enseignement de Jésus lui-même : «Lequel d'entre vous, s'il a un serviteur qui laboure ou qui garde les bêtes, lui dira à son retour des champs: "Va vite te mettre à table " ?  Est-ce qu'il ne lui dira pas plutôt: "Prépare-moi de quoi dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive; et après tu mangeras et tu boiras à ton tour " ?  A-t-il de la reconnaissance envers ce serviteur parce qu'il a fait ce qui lui était ordonné ? De même, vous aussi, quand vous avez fait tout ce qui vous était ordonné, dites: "Nous sommes des serviteurs quelconques. Nous avons fait seulement ce que nous devions faire. " » (Lc 17, 7-10).

 

Est-ce à dire que Dieu n’aurait pas la moindre reconnaissance ? Certes pas ! Mais cela minimise définitivement l’importance de la valeur intrinsèque de ce que nous pouvons faire. Dieu suscite dans le cœur de l’homme d’agir conformément à sa volonté et c’est encore Lui qui lui donne les moyens requis pour accomplir cette volonté. À certains, il demandera de grandes choses et leur fournira des moyens appropriés pour répondre à l’appel reçu. D’autres se verront confier d’humbles tâches mais avec une pauvreté de moyens pour les accomplir. Il n’y a donc pas de motif d'orgueil à tirer de ce que nous accomplissons aussi prestigieux notre rôle puisse-t-il se révéler, la gloire appartenant à Celui qui a confié la mission et veillé à la disponibilité des ressources requises pour sa réalisation. Si nous n’avons pas à nous approprier une gloire qui ne nous revient pas, nous n’avons pas plus à endosser la responsabilité, si échec il devait y avoir, comme le dit le Seigneur à Samuel : « Écoute la voix du peuple en tout ce qu'ils te diront. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi. Ils ne veulent plus que je règne sur eux » (1 S 8, 7).

 

Certains diront : À quoi bon se forcer ? Attention ! Ce n’est pas que ce que nous faisons ne compte pas, mais compte peu, car il y a bel et bien « obligation » à faire fructifier les ressources mises à notre disposition comme en fait foi la parabole des talents (Lc 19, 12-27). Mais l’essentiel n’est pas dans ce que nous faisons mais dans le comment nous le faisons, dans l’amour que nous exprimons à travers les gestes que nous posons : « si je n’ai pas en moi l’amour, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit » (1 Co 13, 1). L’unique vocation de l’homme est l’amour, amour qu’il exprime notamment à travers les efforts consentis (et non les résultats proprement dits) à mettre en valeur son patrimoine conformément à la volonté divine.

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