Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Franchise

 

 

Franchise

 

Lorsque la franchise sert de tremplin à la bêtise, on se surprend à regretter l'hypocrisie.

 

 Guy Bedos  (1934-        )

 

 

 

Toute vérité n’est pas bonne à dire affirme avec justesse le proverbe. Certaines personnes se justifient de dire n’importe quoi, sans égard à l’impact de leurs propos sur les personnes visées par ces derniers, sous prétexte de franchise. Penser de la sorte, c’est omettre que la vérité ne constitue que l’un des critères pour déterminer ce qu’il convient de dire ou non. Le test des trois passoires de Socrate constituent, à mon avis, le meilleur guide pour évaluer la pertinence de ce que nous souhaitons dire, à savoir qu’en plus d’être vrai, cela doit être bien et utile (voir texte ci-après).

 

En cette période de réjouissance où nous sommes appelés à rencontrer des personnes que nous ne voyons qu’occasionnellement et où nous parlons plus qu’habituellement, rappelons-nous que la charité chrétienne commence par le contrôle de notre langue. Croyants ou non, efforçons-nous à tout le moins de respecter l’esprit d’amour de celui dont nous nous célébrons la naissance, Jésus de Nazareth. Ainsi que le dit l’apôtre Jacques si quelqu'un s'imagine être religieux sans mettre un frein à sa langue et trompe son propre cœur, sa religion est vaine. (Jc 1, 26).

 

 

 

 

Le test des trois passoires

 

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu’un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dire : « Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ? »

 

 - « Un instant », répondit Socrate. « Avant que tu ne me racontes tout cela, j’aimerais faire un test très rapide. Ce que tu as à me dire, l’as-tu fait passer par les trois passoires ? »

 

- « Les trois passoires ? »

 

- « Mais, oui » reprit Socrate. « Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires ».

 

- « La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me raconter est vrai ? »

 

- « Non, pas vraiment. Je n’ai pas vu la chose moi-même, je l’ai seulement entendu dire… »

 

- « Très bien ! Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. »

 

-«Voyons maintenant. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ? »

 

- « Ah non ! Au contraire ! J’ai entendu dire que ton ami avait très mal agi. »

 

- « Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas sûr qu’elles sont vraies. Ce n’est pas très prometteur ! »

 

- « Mais tu peux encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-ce utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ? »

 

- « Utile ? Non, pas réellement, je ne crois pas que ce soit utile… »

 

- « Alors, de conclure Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni VRAI, ni BIEN, ni UTILE. Pourquoi vouloir me le dire? Je n’en veux rien savoir et, de ton côté, tu ferais mieux d’oublier tout cela ! »

 

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article